« Fugitive parce que reine » de Violaine Huisman

414SY4sODCL._SX195_.jpgjoli-coeurRoman figurant dans la session de janvier 2018 des 68 premières fois.

La session de septembre démarre et je n’ai pas encore tout lu de celle de janvier. Et il y a des romans lus que je ne prendrai pas la peine de chroniquer (l’un parce qu’il ne m’a tellement pas marquée que je ne sais même plus de quoi il parle / l’autre parce que je n’ai pas accroché plus que ça).

En revanche, Fugitive parce que reine, j’ai envie d’en parler. Pourtant j’y suis allée à reculons, car Sabine, qui m’a confié son exemplaire, me l’a tendu avec ces mots « si tu l’aimes, garde-le, je n’en peux plus de ce livre ». Bon… ça commence bien ^^

Et finalement, je l’ai dévoré. L’auteure y dresse le portrait de sa mère, Catherine, une femme maniaco-dépressive qui aimait ses filles de toutes ses forces mais brûlait la chandelle par les deux bouts. Hospitalisation, dépression, les amours qui vont et viennent, kleptomanie, excentricité… Violaine Huisman nous raconte tout de son enfance aux côtés de cette mère imprévisible.

Dans une deuxième partie, elle revient sur la vie de Catherine depuis les débuts. Sa mère qui n’avait pas choisi de l’avoir, ses années à l’hôpital. La façon dont elle a perdu sa virginité, pourquoi elle a avorté alors qu’elle était heureuse en amour. Et puis sa meilleure amie, Nini. Son histoire d’amour merveilleuse avec Paul, qui était trop sage pour elle. Elle avait besoin de feu. Alors elle est partie avec un homme plus âgé, d’un milieu bourgeois, qui est devenu le père de ses filles. Et puis là aussi, l’amour s’est tari…

On se dit que ce n’était pas facile d’être la fille de Catherine, et pourtant, ce roman est une magnifique déclaration d’amour. Catherine était ce qu’elle était, avec ses failles, ses défauts, mais on ne peut lui reprocher de ne pas avoir chéri ses deux filles. Violaine admire cette femme et l’aime profondément. Son géniteur abusait d’elle, sa mère était jalouse et distante. Elle avait une jambe plus courte que l’autre, ce qui ne l’a pas empêchée d’être une danseuse admirable et d’ouvrir son école de danse. Elle en a vécu des épreuves, Catherine, mais elle n’a jamais baissé les bras. Elle vivait dans l’urgence, dans l’excès, sans jamais vouloir de mal à qui que ce soit.

J’ai trouvé ce portrait particulièrement touchant. Et je remercie Sabine du cadeau parce que je le relirai volontiers à l’occasion. J’ai très envie de retrouver la force de vivre de Catherine. La belle écriture de Violaine Huisman y est pour beaucoup. Elle aussi j’aimerais beaucoup la retrouver une fois prochaine.

Gallimard, 2018, ISBN 978-2-07-276562-9, 246 pages, 19€

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