Bilan du challenge « Je vide ma PAL » #2

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Pour le mois de mai :

Entrées : + 2
La cheffe, roman d’une cuisinière de Marie NDiaye (trouvé dans une boîte à livres au Cap Ferret)
Nous rêvions tous de liberté de Henri Loevenbruck (SP)

Sorties : – 4
Nightfall de Jake Halpern & Peter Kujawinski
– Nous rêvions tous de liberté de Henri Loevenbruck
La fille du temps de Josephine Tey
– BD Monet – Nomade de la lumière de Salva Rubio & Efa

Pareil que le mois dernier ! Il me reste donc 491 livres dans ma PAL. Ca avance, ça avance…

 

Bilan du challenge « Je vide ma PAL » #1

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Il est un peu tôt pour parler véritablement d’un bilan mais disons que je vous fais part de mes avancées pour ce challenge démarré le 9 avril.

Pour un début c’est pas mal :

Entrées : + 2
Nightfall de Jake Halpern & Peter Kujawinski (SP)
Un appartement à Paris de Guillaume Musso (prêt)

Sorties : – 4
– BD Les carnets de Cerise T1 – Le zoo pétrifié de Joris Chamblain & Aurélie Neyret
– BD La loterie de Miles Hyman
Polycarpe – Le vieux Logis de Claudine Chollet
Je m’en vais de Jean Echenoz

Il ne me reste donc plus que 493 livres à lire ! Youhou !

Où je rejoins un challenge « Je vide ma PAL » (comment ça encore ??)

Oui, je sais, j’avais dit qu’on ne m’y reprendrait plus…

pilealire

Mais je suis faible. Alors je rejoins Maeve dans son challenge « Je vide ma PAL » qui est perdu d’avance, certes, mais que je compte honorer comme je peux.
Avec 495 livres au compteur, je suis mal barrée.

Alors, avant que vous ne vous disiez « mais elle est complètement folle, pourquoi elle lit pas ses livres avant d’en acheter d’autres ??!), sachez que dans cette PAL se trouvent :
– des cadeaux
– des livres que j’ai sauvés de la poubelle (pas eu le coeur de voir faire)
– des livres troqués contre des lus
– les livres de mon Homme que j’ai envie de lire aussi
Et je crois que ce sont les seules bonnes excuses que j’ai… Après ce sont des craquages (mais en brocante généralement, j’ai le même compte en banque que le commun des mortels).

Aussi, travaillant en librairie, ça fait partie de mes devoirs de lire ce qu’on vend, donc je ne peux pas piocher autant que je voudrais dans ma propre PAL, que vous trouverez ici.

Alors vous savez comment ça se passe, si vous voyez dans ma PAL des titres « trop bien faut absolument que tu le lises » ou « ça tombe bien, je l’ai aussi, on fait une LC ? », n’hésitez pas à me le dire. Faut bien m’encourager 😉

« Six jours » de Ryan Gattis

71i1bWWf0KLjoli-coeurRepéré dans le magazine Lire, j’avais noté ce titre sans être sûre que l’histoire me plairait. Mais en le découvrant posé sur une étagère de la médiathèque (étonnant pour un livre de la rentrée littéraire, généralement il faut réserver et attendre des semaines), j’ai eu envie de lui donner sa chance.

Et une fois commencé, j’ai eu du mal à le lâcher.

Résumé de l’éditeur :

29 avril-4 mai 1992.
Pendant six jours, l’acquittement des policiers coupables d’avoir passé à tabac Rodney King met Los Angeles à feu et à sang.
Pendant six jours, dix-sept personnes sont prises dans le chaos.
Pendant six jours, Los Angeles a montré au monde ce qui se passe quand les lois n’ont plus cours.
Le premier jour des émeutes, en plein territoire revendiqué par un gang, le massacre d’un innocent, Ernesto Vera, déclenche une succession d’événements qui vont traverser la ville.
Dans les rues de Lynwood, un quartier éloigné du foyer central des émeutes, qui attirent toutes les forces de police et les caméras de télévision, les tensions s’exacerbent. Les membres de gangs chicanos profitent de la désertion des représentants de l’ordre pour piller, vandaliser et régler leurs comptes.
Au cœur de ce théâtre de guerre urbaine se croisent sapeurs pompiers, infirmières, ambulanciers et graffeurs, autant de personnages dont la vie est bouleversée par ces journées de confusion et de chaos.

D’habitude, je fuis les histoires de gangs, de mafia, de crime organisé en somme. Mais là, je me suis d’emblée intéressée aux personnages, qu’on croise et qui reviennent.

Cela commence par Ernesto, frère de membres d’un gang, qui se fait passer à tabac alors qu’il rentrait du boulot. Le mec qui essayait de filer droit et rêvait de monter son restaurant. Sa soeur est d’abord dévastée puis vite révoltée. Il faut venger Ernesto. Et c’est là que commence l’histoire que nous suivons, au sein d’une ville à feu et à sang alors que les émeutes font rage.

Ce qui m’a beaucoup plu, c’est l’utilisation massive et colorée de termes propres à la communauté hispanique, que ce soit de la cuisine ou des insultes. Ils sont regroupés dans un glossaire. Les personnages racontent tour à tour leur point de vue sur les évènements dans leur propre langage, avec leurs sentiments et leurs analyses.

Et puis il y a les personnages eux-mêmes, étonnamment attachants ou au contraire répugnants. Qui ne laissent pas indifférents en tout cas.

J’ai pris beaucoup de plaisir à suivre ces jeunes de quartiers défavorisés, qui sont tombés dans le dilemme qui semble inévitable « tuer ou se faire tuer ». C’est un roman très réussi, maîtrisé et très agréable à lire malgré sa thématique sombre.

Je pense qu’il est passé inaperçu dans cette rentrée littéraire 2015, ou du moins qu’il n’a pas eu la visibilité qu’il mérite. En tout cas je vous le recommande chaleureusement.

Fayard, 2015, ISBN 978-2213686318, 432 pages, 24€

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