« Solal » d’Albert Cohen

Je vous présente un deuxième titre pour le challenge Les classiques c’est fantastique de Moka et Fanny, qui a pour thème Titre – Prénom en novembre.

Si Belle du Seigneur d’Albert Cohen est un roman célèbre, il est aussi le dernier tome d’une trilogie qui commence par Solal. Et comme j’aime faire les choses dans l’ordre, je vous parle donc aujourd’hui de ce premier volet.

Solal est le dernier-né d’une longue lignée de Solal : Toutes les deux générations, le premier-né du chef de la famille s’appelle Solal des Solal. Sa famille vit dans l’île grecque de Céphalonie et il a 13 ans lorsque le récit s’ouvre. Son père est rabbin et s’il ne sait pas encore de quoi son avenir sera fait, il sait qu’il doit faire honneur à ses parents et à ses origines. Se montrer à la hauteur de ses ancêtres, peuple élu et brimé.

Solal entend son rôle mais compte l’endosser à sa manière. Il veut réussir et a de l’ambition. Pas par orgueil ni sens du devoir finalement. C’est plus un défi qu’il se lance à lui-même. La fin justifiera les moyens et la morale n’aura pas grande importance.

Il commence d’ailleurs par s’enfuir à 16 ans vers la France avec l’épouse du consul, dont il est tombé amoureux. Adrienne le lui rend bien mais constatera par la suite le caractère ombrageux et fantasque de Solal, dont les réactions peuvent être aussi vives qu’inattendues.
Adrienne a des relations qui seront fort utiles à la carrière de Solal, qui vivra à Paris et deviendra député, directeur de journal puis ministre.

Sa route se séparera de celle d’Adrienne avec inélégance mais sincérité, pour aller vers un autre amour. Là commence la deuxième partie du roman.

Solal est typiquement le genre de personnage que j’adore rencontrer dans les fictions. Un bad boy en costard. Il n’a pas un mauvais fond ; il court vers un idéal dont il ne se rend même pas compte qu’il ne lui ressemble pas. En chemin, il balaie les cœurs amoureux, le père oublié, les oncles abandonnés, les principes bafoués, les origines sa lignée. Il pourrait avoir tout pour être heureux mais c’est un éternel insatisfait, qui fuit littéralement au moindre échec, sans donner de nouvelles. Il peut être doux comme le miel et cruel la seconde d’après. S’en mordre les doigts et recommencer aussitôt.

Les aventures de Solal sont racontées en alternance avec celles des oncles de Céphalonie, que j’ai allègrement sautées sur la fin. Il y a une atmosphère surréaliste à laquelle je n’ai pas accroché et qui a gâché mon plaisir de lecture.

Je sais que je ne lirai pas le deuxième volet, intitulé Mangeclous, qui est pourtant dans ma PAL (et qui va en sortir pour aller direct dans la boîte à livres du quartier). Mangeclous est un des oncles et le roman retrace le voyage des cinq cousins que justement j’ai lu en pointillés. Quant à Belle du Seigneur, il revient sur la relation entre Solal et Adrienne et je ne tiens pas à en apprendre davantage sur leur histoire d’amour qui n’est pas des plus exaltantes qui soit.

Sans le vouloir, je pense avoir lu le roman de la trilogie qui me correspond le plus 🙂

Folio, ISBN 978-2-07-037269-0, 473 pages

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10 réflexions au sujet de « « Solal » d’Albert Cohen »

  1. Merci pour ce partage! De la trilogie, c’est justement celui-ci que je n’ai pas encore lu. Il faudra que j’y vienne! Quant à « Mangeclous », il est littéralement « hénaurme »…
    Bonne journée à toi!

  2. Je n’ai lu que Belle du Seigneur qui avait été une expérience particulière, à la fois passionnante et éprouvante, mais je ne sais pas si je suis prête à relire Albert Cohen pour le moment. Quoi qu’il en soit, merci pour ces informations sur ce roman que je ne connaissais que de nom !

    1. J’ai aimé le style du roman et le personnage de Solal, mais les sujets des deux tomes suivants ne m’attirent pas du tout. Je sais pourtant que Belle du Seigneur est un des classiques à avoir lu une fois dans sa vie mais pfff ^^

      1. Dans ce cas, mieux vaut ne pas se forcer ! Personnellement, je trouve qu’il y a tellement de livres à lire, classiques ou pas, qu’il n’est pas nécessaire de se prendre le chou avec des livres prétendument à lire ou pas. Peut-être parce que la lecture n’est qu’un loisir pour moi (même si c’est celui qui prend le plus de place dans ma vie), je ne veux pas le vivre comme une contrainte, une obligation ou je ne sais quoi.

A vous les micros !

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