« Sur les terres du Loup » de Cherie Dimaline

Le roman Sur les terres du Loup de Cherie Dimaline nous a été présenté par la maison d’édition Buchet Chastel lors d’un VLEEL consacré à la rentrée littéraire de janvier 2022. Le résumé m’avait donné très envie de me plonger dans ce thriller auréolé de croyances amérindiennes.

Cela fait près d’un an que le mari de Joan, Victor, a disparu. Sans avertissement, sans laisser de trace. Parti prendre l’air après une dispute, jamais rentré. Joan le cherche en vain, ses journées sont consacrées à essayer de comprendre ce qu’il s’est passé.
Jusqu’à ce qu’un jour, sur le parking d’un supermarché, elle le trouve sous le chapiteau éphémère dressé par des évangélistes. Elle le reconnaît, c’est bien lui, sous ses yeux : Victor. Devenu révérend. Mais lui ne la reconnaît pas.

Dès lors, elle traque les déplacements de la congrégation et compte bien ramener Victor à la maison, quoi qu’il en coûte. Ce qui n’est pas du goût de Heiser, celui qui tient les rênes de l’organisation évangéliste. Va-t-il réussir à l’empêcher de convaincre Victor ? Joan parviendra-t-elle à récupérer son mari ?

J’ai ouvert ce roman avec beaucoup d’enthousiasme mais malheureusement, il est petit à petit retombé. Le début m’avait pourtant emballée. Je faisais connaissance avec Joan, sa famille, son neveu Zeus, son mode de vie et surtout, son désespoir face à la disparition de son amour, réapparu par miracle. J’ai aimé la voir s’accrocher à leur couple et se retrousser les manches pour lui faire entendre raison. La dimension fantastique de l’histoire représentée par le rougarou ne m’emballe pas spécialement mais j’étais tout à fait disposée à me laisser couler dans le parti pris du roman.
Malgré un démarrage prometteur, j’ai déchanté. Le problème principal est que j’ai eu beaucoup de mal avec l’écriture (ou la traduction ?). C’est un texte sans relief, qui se laisse lire sans déplaisir mais sans plaisir non plus (ce que je regrette toujours même quand l’histoire est bonne). Plus l’histoire avançait, moins ce qui se passait m’intéressait, plus la banalité de l’écriture me sautait aux yeux ; même si je reconnais un humour efficace. De plus, j’ai manqué de repères pour me placer dans le contexte culturel des croyances amérindiennes (à part cette histoire de rougarou la famille de Joan ressemble à n’importe quelle famille « blanche »). Pour finir, je n’ai pas du tout accroché à la tournure thriller que le roman prend, dont l’issue est relativement prévisible. Pour finir bis, quand il y a beaucoup d’allusions sexuelles sans que ce soit nécessaire, il y a anguille sous roche !

Dommage mais je suis complètement passée à côté.

Buchet Chastel, 2022, ISBN 978-2-283-03578-8, 376 pages, 22.50€

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