« A fake story » de Jean-Denis Pendanx & Laurent Galandon

Le 30 octobre 1938, le soir d’Halloween, Orson Welles passe à la radio. Il a choisi d’adapter de façon théâtralisée, sous forme de flashes infos, le roman La Guerre des mondes de H.G Wells. Il se débrouille si bien que pour ceux qui prennent le programme en cours, c’est la panique. Ils pensent vraiment que les extra-terrestres sont en train de débarquer sur Terre.

Le lendemain, la maison de radio CBS doit affronter les critiques, accusée d’avoir terrifié des milliers de personnes. Tant et si bien que quand on lui met sur le dos un double meurtre, CBS envoie sur place Douglas Burroughs, un ancien journaliste devenu écrivain. Sa mission est de déterminer si oui ou non c’est bien le programme qui a causé la mort de deux personnes. Si CBS est fautive, elle assumera. Mais si elle n’y est pour rien, il faut que cela se sache aussi.

Un jeune garçon a été retrouvé blessé. Avant de sombrer dans le coma, il a eu le temps de dire que son père pris de panique avait tiré sur sa femme et son fils avant de retourner l’arme contre lui.

Cet album est mené comme une enquête, en suivant le roman de Douglas Burroughs. L’écrivain a dû retourner sur la scène du crime (une cabane), se rendre chez la famille, voir la chambre du petit, interroger les voisins… Et petit à petit, c’est une toute autre affaire qui se dessine.
L’intrigue est si bien construite qu’on voit bien qu’il y a quelque chose de louche, les pièces du puzzle sont là, mais il est difficile de les assembler. Jusqu’au dénouement qui m’a franchement bluffée.

Pour corser le tout, une journaliste locale particulièrement tenace et ambitieuse met son grain de sable et ne facilite pas les recherches de Burroughs. Son envie d’en découdre lui fait parfois oublier les principes de vérification et d’objectivité mais elle a le mérite d’avoir les bons réflexes et de savoir où aller fureter. C’est un personnage important et intéressant, qui donne une épaisseur en plus au récit.

J’ai beaucoup aimé cette lecture pour plusieurs raisons : le contexte de la performance d’Orson Welles, l’enquête passionnante, le suspense bien tenu, les personnages charismatiques (dont certains bien pourris) et l’atmosphère des années 30 qui émane des planches de Jean-Denis Pendanx.

Une excellente lecture !

Futuropolis, 2020, 978-2-7548-2883-3, 90 pages, 17€

C’est Noukette qui nous accueille cette semaine.

8 réflexions au sujet de « « A fake story » de Jean-Denis Pendanx & Laurent Galandon »

  1. La couverture ne m’aurait pas tentée, mais tes mots pour décrire le scénario et tes impressions donnent très envie ! Je le note !

A vous les micros !

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