« Cérémonies barbares » d’Elizabeth George

Suivant l’initiative de George, je poursuis ma (re)lecture mensuelle de la série Linley-Havers.

Cérémonies barbares est le troisième tome, et dans mes souvenirs qui datent à il y a bien longtemps (20 ans environ), c’était celui que j’avais préféré. Par chance, j’ai une mémoire de poisson rouge et j’ai pu relire ce roman comme si c’était la première fois. J’y ai retrouvé ce même plaisir de lecture, intact.

Linley et Havers sont maintenant coéquipiers depuis 18 mois. Pour rappel, Linley est un aristo élégant et distingué ; elle est issue d’un milieu populaire. Ils ont beau être totalement opposés, force est de constater que leur duo fonctionne à merveille, ce dont ils se sont eux-mêmes rendu compte à leur plus grand étonnement.

Le cadavre nu d’un garçon de 13 ans a été retrouvé près d’un cimetière. Il porte des traces de sévices. L’endroit est surprenant, il se trouve loin du pensionnat dans lequel il étudie : le collège de Bredgar, un établissement qui sélectionne soigneusement ses étudiants. Le jeune Matthew Whateley était d’ailleurs un dossier à part. Il ne venait pas du milieu upper-class attendu. Ses parents étaient modestes et le garçon ne brillait pas forcément par des compétences exceptionnelles. Un des membres de l’administration avait appuyé sa candidature. Pourquoi ?

Telle est l’une des nombreuses questions auxquelles vont se confronter Linley et Havers, en plus de celles évidentes qui se posent dès le départ : qui a tué Matthew ? Quel est le mobile ?

Ils vont être confrontés au code d’honneur des étudiants, qui est de se couvrir les uns les autres. A la réticence du directeur, qui ne pense qu’à protéger son établissement des probables retombées sur sa réputation. Au fur et à mesure de l’enquête, chaque nouvelle réponse apportera son lot de nouvelles questions.

Comme la première fois, j’ai adoré cette lecture de bout en bout. L’intrigue d’Elizabeth George est encore une fois complexe et passionnante, très bien ficelée. Chaque fin de chapitre ne donne qu’une envie, démarrer le suivant. L’atmosphère so british du collège, avec ses étudiants en uniforme vivant en vase clos, ajoute encore à l’intérêt de cette nouvelle enquête.

Ce qui fait le charme des romans d’Elizabeth George, c’est l’amalgame parfait entre l’intérêt de l’enquête, dans laquelle la psychologie des personnages a une grande importance et les personnages principaux auxquels on s’attache de plus en plus au fil des romans. Ici, on retrouve un Thomas Linley meurtri par l’éloignement de Lady Helen, qui refuse de l’aimer en retour ; une Barbara Havers désemparée parce qu’elle doit s’occuper de ses parents malades et séniles ; et un Saint-James perdu face à la froideur de son épouse qui porte un secret qu’elle n’ose lui dévoiler.

Le fin mot de l’histoire est à la hauteur de nos attentes et « indevinable ». Pourtant, toutes les pièces du puzzle s’imbriquent parfaitement. Tout colle. C’est nous qui n’avons rien vu ! Ou alors vous êtes très fort.

Bientôt la suite !

Pocket, 1994, ISBN 978-2-266-22371-3, 574 pages

2 réflexions au sujet de « « Cérémonies barbares » d’Elizabeth George »

    1. Trop, 21 je crois si je me souviens de ce que disait Nicole. Je me suis détournée des polars ces derniers temps, mais cette série, je l’adore.

A vous les micros !

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