« Le lieu du crime » d’Elizabeth George

Depuis le temps que je veux me remettre dans la série Linley-Havers d’Elizabeth George, je dois à George de m’avoir remis le pied à l’étrier. Elle est en avance, je n’en suis qu’au deuxième, car après avoir découvert différents volets aléatoirement, je souhaite désormais reprendre les romans dans l’ordre, la vie personnelle des enquêteurs occupant une place primordiale dans la série.

Dans le premier volet, Enquête dans le brouillard, nous faisions connaissance avec Barbara Havers et Thomas Linley. Et eux-même faisaient connaissance. Voici comment je les présentais dans ce premier billet : Lui est un aristo, élégant, il porte des costumes bien coupés, donne des réceptions… Elle est laide, grassouillette, porte des tailleurs informes, a un tempérament de feu ; d’ailleurs, personne ne veut travailler avec elle.
Entre eux, c’est assez électrique. Issue d’un milieu populaire, Havers honnit la upper class snob et ne manque pas de le faire sentir à Linley. Lui reste assez élégant malgré tout, il encaisse généralement sans trop riposter, jusqu’à la goutte d’eau qui fait jaillir une réplique cinglante.

Ils sont de nouveau amenés à travailler ensemble sur le meurtre d’une dramaturge, assassinée dans sa chambre alors que la troupe s’était réunie dans un manoir écossais pour travailler sur la pièce qu’ils devaient jouer. Le souci, c’est que la porte était fermée à clef, et que la porte de communication donnait sur la chambre attenante, occupée par lady Helen, une amie de longue date de Linley. De plus, Linley et Havers sont accompagnés par le médecin légiste Saint-James, qui était le fiancé de lady Helen. Ces informations changent la donne du « simple » meurtre et vous comprenez pourquoi je vous disais que la vie personnelle des enquêteurs est essentielle dans la série (et ce n’est qu’un début).

Très vite, on comprend l’enjeu. L’un des suspects est un lord, donc sujet sensible. Si on a fait venir Linley, c’est pour qu’ils puissent s’entretenir sur un pied d’égalité. Lui a l’esprit brouillé par la présence de lady Helen (dont il est amoureux) et Havers bout de rage que Linley et le lord discutent dans leur entre-soi.

A côté de ça, évidemment, il y a l’enquête. Elizabeth George n’a pas son pareil pour brouiller les pistes en nous menant par le bout du nez. J’avais déjà lu le roman pourtant, mais je me suis laissée entraîner dans l’histoire en me plantant sur toutes mes déductions. Et c’est bien ce qu’on cherche dans un roman policier, n’est-ce pas ?

Avec cette relecture, je me rends compte que certains pourraient avoir du mal avec ces romans. Il y a un côté un peu vieillot. Ce roman date de 1989, on est loin des méthodes technologiques et scientifiques. Pas de téléphone portable, beaucoup de psychologie. Moi j’adore.

Et c’est donc avec plaisir que je rejoins George dans son Challenge Linley et Havers – Elizabeth George. Si vous souhaitez participer, la règle est simple. Lire au moins un volet par mois entre mars 2021 et mars 2023. Je vous invite à vous rendre sur son billet dédié à ce challenge pour en savoir plus et vous inscrire. Vous pouvez également suivre le challenge sur Instagram avec le hashtag #challengelinleyhavers.

Pocket, 2001, ISBN 978-2-266-11413-1, 357 pages

3 réflexions au sujet de « « Le lieu du crime » d’Elizabeth George »

    1. Moi non plus, tant que l’histoire est bonne 😁 mais j’aime bien le fait que chez Linley Havers, presque tout repose sur leurs méninges.

A vous les micros !

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