« Liv Maria » de Julia Kerninon

Que cela fait du bien, d’en attendre beaucoup d’un roman après n’en avoir lu que des éloges, et finalement recevoir encore plus qu’escompté ! J’ai la manie de peu retenir les résumés mais beaucoup plus les avis, ce qui m’a permis de rentrer dans ce roman sans me rappeler l’histoire. Je n’ai pas été déçue, Julia Kerninon m’a tenue en haleine du début à la fin.

Liv Maria est une fille de la mer, élevée sur une île bretonne. Son père norvégien a débarqué un jour pour n’être que de passage dans le café que tenait sa mère. Mais il a posé ses valises et épousé la Française. De cette union est née Liv Maria. Une jeune femme que sa mère a envoyée à Berlin suite à un évènement que Liv Maria considérait grave sans être dramatique. Pour sa mère, c’était une autre histoire. Voilà Liv Maria qui traverse la France pour rejoindre sa tante norvégienne et sa famille en Allemagne.

A Berlin, Liv Maria va découvrir un autre mode de vie : jeune, urbain, anonyme. Elle suit des cours d’été pour démarrer du bon pied ses études d’anglais, avec le professeur Fergus. Qui très vite va lui enseigner autre chose que l’anglais.

Cet amour d’été signe l’émergence d’une nouvelle Liv Maria. Amoureuse, consciente de son corps, de ses désirs. Indépendante et libre. Malgré la brièveté de cette idylle, elle sera si intense qu’elle la suivra toute sa vie, sous des formes différentes, dont une particulièrement troublante et qui sera très importante dans le récit. Que de mystère, me direz-vous. C’est que je vous souhaite de découvrir ce roman avec les mêmes yeux que moi, sans rien savoir, accueillant les surprises et rebondissements, très surprenants, sans les voir venir.

Cette figure féminine m’a profondément enthousiasmée. Comme il est difficile de mener la vie qu’on souhaite, sans se soucier des convenances et des autres. Se donner la chance d’une autre vie. Liv Maria a essayé de suivre sa voie, mais le destin lui a joué des tours. La forçant au secret, un secret inavouable qu’elle gardera à jamais en elle et auquel elle devra faire face chaque jour.

J’ai adoré ce roman et la belle écriture de Julia Kerninon, les voyages qu’elle propose à travers les langues, la géographie, le temps, la littérature aussi. Elle dresse un portrait de femme éblouissant, qui est passée du statut d’aventurière à celui de femme au foyer, avec toujours cette soif d’authenticité chevillée au corps. Suivre sa voie, rester libre, quoi qu’il en coûte.

Un beau coup de cœur.

L’iconoclaste, 2020, 978-2-37880-154-0, 271 pages, 19€

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A vous les micros !

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