« Le Loup des Cordeliers » de Henri Loevenbruck

Gabriel Joly a de grands rêves ! Devenir journaliste en faisant ses preuves à Paris, aux côtés de son oncle. Ce jeune homme de province, ambitieux et à l’esprit aiguisé, va pouvoir exercer sa plume et affuter son esprit auprès de ceux des grands noms de son époque : Danton, Desmoulins, Louis-Sébastien Mercier (un écrivain que personnellement je ne connaissais absolument pas)…

En juillet, c’est l’effervescence à Paris, le peuple représenté par le Tiers-Etat bouillonne, veut renverser la monarchie, défendre ses droits… Pour Gabriel, c’est une aubaine absolue. D’autant plus qu’il se glisse rapidement dans le cercle des penseurs qui se réunissent au fameux café Procope. Et qu’une étrange affaire surgit dans le quartier parisien des Cordeliers.

Un meurtre. Puis deux. D’abord pour sauver une jeune femme d’un viol. Puis pour aider une prostituée malmenée. Le Loup des Cordeliers, comme on l’appelle puisqu’il est à chaque fois vu avec un loup qui l’assiste dans ses crimes, a tout du justicier. Il s’en prend aux agresseurs pour secourir les victimes. Qui peut bien se cacher derrière cette silhouette encapuchonnée ?

L’instinct de journaliste d’investigation de Gabriel le pousse à tenter de résoudre ce mystère. Il travaillera notamment en duo avec le commissaire Guyot. Mais ce Loup lui glisse entre les mains, à peine parvient-il à s’approcher qu’il disparait !

J’ai beaucoup aimé lire ce roman qui est plus qu’un roman policier. Il y a certes la trame énigmatique du Loup, mais c’est aussi une plongée dans le Paris de 1789 aux côtés de têtes bien connues, celles déjà sus-citées, Mirabeau, Louis XVI etc, mais aussi des personnalités fortes que je ne connaissais pas, à commencer par Anne-Josèphe Terwagne, qui est en réalité intervenue dans la Révolution plus tardivement que dans le livre (l’auteur le précise en avant-propos). Un sacré bout de femme ! On a envie d’en apprendre plus sur elle en lisant le roman.

Le roman est truffé de petites anecdotes historiques qui donnent du piquant à la grande Histoire que nous connaissons, ainsi que du vocabulaire spécifique à l’époque. Cela nous plonge concrètement dans l’atmosphère du roman.

L’écriture de Henri Loevenbruck est très efficace, du moins avec moi ça ne loupe jamais. J’ai donc passé un très bon moment avec Gabriel Joly qu’il me tarde de retrouver dans Le Mystère de la Main rouge

XO Editions, 2019, ISBN 978-2-84563-875-4, 554 pages, 21.90€

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