« Aïe Aïe Aïe » de Christine Naumann-Villemin & Ana Duna

Je n’ai pas l’habitude de parler de livres pour enfants, tout simplement parce que je n’en avais pas l’occasion auparavant. Mais maintenant que Fiston a trois ans et demi et qu’il raffole des livres et des histoires qu’on lui raconte, pourquoi pas partager nos découvertes ?

Je vous propose aujourd’hui Aïe Aïe Aïe, paru aux éditions Auzou en début d’année. 

Cela se passe dans la savane africaine. Un groupe d’animaux apprend qu’il y a un petit nouveau qui est arrivé. Il est caché dans un arbre et tour à tour, chacun des animaux (le serpent, la gazelle, le héron…) va essayer de voir qui il est et vient faire son rapport. Pour chaque petit bout du nouveau qu’ils arrivent à distinguer, ils imaginent que c’est un animal dangereux, féroce, sauvage. Mais lorsque finalement le petit animal vient à eux, ils se rendent compte qu’il est tout mignon et totalement inoffensif : c’est un aye-aye.

La dynamique de la lecture est très sympa, Fiston a accroché tout de suite et nous réclame cette histoire tous les soirs. Chaque double page commence par « Aïe Aïe Aïe ! », puis on présume qu’il doit être féroce par exemple, et l’animal chargé d’aller voir revient en disant « Les copains ! », et reprend l’adjectif : « il a des oreilles férocement pointues ». Cela donne un récit vivant et efficace, très agréable à raconter et à animer. 

Les thématiques abordées sont celles des préjugés et du courage. Pour comprendre qu’il ne faut pas avoir peur de rencontrer quelqu’un de nouveau et ne pas partir sur de mauvais a priori. Les animaux ont tous les chocottes (comme dit le caméléon) mais vont quand même essayer de voir qui est ce petit nouveau.

A la fin, l’aye-aye se présente, cela permer de faire découvrir un nouvel animal aux enfants en expliquant ses caractéristiques, et de sensibiliser au fait qu’il existe comme lui des espèces en voie de disparition.

J’aime aussi le vocabulaire employé, avec des mots parfois familiers mais rigolos : boulotter, carapater, trouille, foudingue… A l’oral ça passe vraiment bien. 

Pour finir, je suis conquise par les dessins d’Ana Duna et de ses animaux délicieusement ahuris pour reprendre l’expression de l’éditeur. C’est joli, vif et coloré. Et le découpage des double-pages permet aux enfants de bien suivre le rythme de l’histoire. On adore !

Dès 3 ans

Grand format : 300 mm / 235 mm

Auzou, 2020, ISBN 9782733877432, 24 pages, 9,95€

 

A vous les micros !

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