« La perle » de John Steinbeck

Après ma lecture anglaise hier, je pars aux Etats-Unis !

John Steinbeck est un auteur américain « classique », énormément lu et étudié. On le connait surtout pour Les raisins de la colère, mais aussi pour Tortilla Flat, Des souris et des hommes et A l’est d’Eden entre autres. J’ai personnellement lu les deux derniers et j’en garde un excellent souvenir. Des souris et des hommes est extrêmement marquant et l’adaptation ciné avec John Malkovich et Gary Sinise est très réussie. John Steinbeck a reçu le prix Nobel de littérature en 1962.

La perle est un court roman de 122 pages, sombre et fataliste.

Kino vit dans une hutte au bord de la mer avec sa femme Juana et leur bébé, à La Paz, une ville située sur le golfe de Californie, au Mexique. Le rêve de tout pêcheur de la communauté est de trouver une perle qui lui permettra d’améliorer les conditions de vie de sa famille.

Kino et Juana mènent une vie modeste mais sont amoureux et heureux. Indigènes, ils vivent aux côtés des « blancs » en gardant leurs traditions. Un jour, leur bébé se fait piquer par un scorpion et ils s’empressent d’aller quérir l’aide du docteur, qui ne daigne pas les recevoir, faute d’argent.

Kino et Juana espèrent de tout coeur trouver enfin une perle, car ils n’ont aucune autre alternative pour payer le médecin et offrir une vie meilleure à leur enfant. Ils savent que c’est peine perdue mais il faut bien croire en quelque chose. Kino a de plus un esprit de revanche après que le médecin a refusé d’aider leur fils. Il s’est senti humilié et veut plus que jamais offrir un avenir à son fils. Et c’est alors que Kino trouver la Perle du Monde, une perle d’une taille jamais vue. Enfin ! La chance leur sourit ! Ils vont pouvoir aspirer à une vie meilleure.

Mais comme Juana l’a vite pressenti, cette perle marquait le début d’une série de malheurs…

Ce court récit aux allures de conte est puissant, très bien écrit, mais je vous le déconseille si vous avez le moral dans les chaussettes. On y trouve la cupidité de l’être humain, au point de voler celui qui est plus misérable que soi. Le poids de la fatalité, qui nous poursuit malgré tous nos efforts pour y échapper. Le destin qui nous tire vers le bas dès qu’on a mis un pied sur le barreau de l’échelle censée nous amener plus haut.

Une histoire triste et déprimante, mais j’ai immensément aimé. C’est là toute la beauté de la littérature.

J’inscris cette lecture au challenge Les classiques c’est fantastique de Moka et Fanny. Je rappelle le thème de mai : Good morning England (or America !).

Folio, 1995, ISBN 978-2-07-036428-3, 122 pages

17 réflexions au sujet de « « La perle » de John Steinbeck »

    1. C’est fou ! Trois participations américaines pour l’instant (me semble-t-il), trois Steinbeck. C’était visiblement un choix évident 🙂

  1. Prenez le temps de lire les raisins de la colère. Aucun roman ne m’a ému à ce point. Ce livre est poignant.
    Par la suite j’ai lu des souris et des hommes et à l’est d’eden. Ce dernier ne m’a pas marqué. Peut être étais je ailleurs… mettez sur votre liste les raisins de la colère, si vous appréciez Steinbeck, vous ne serez pas déçue.

    1. Merci pour votre conseil. Je compte bien le lire d’ici pas trop longtemps, c’est un grand classique qui a toutes les chances de me bouleverser.

  2. Ce que j’aime avec Steinbeck c’est quelle que soit l’époque tout reste terriblement d’actualité…… Intemporel et puissant sur l’âme humaine…. Une fable qui malheureusement est très réaliste que j’avais découverte par hasard grâce au club de lecture et aimé 🙂

    1. Je te rejoins complètement. Ce roman aurait pu être écrit hier, rien n’a changé si ce n’est l’environnement. Je suis ressortie de cette lecture complètement chamboulée, et avoir un tout petit bébé de quelques mois ne m’a pas aidée…

  3. J’aime beaucoup Steinbeck, et celui-ci pourrait bien être l’un des suivants. A te lire, très envie d’y plonger en tout cas !

  4. J’ai une tendresse toute particulière pour ces récits contes. Quant à Steinbeck, je ne comprends toujours pas pourquoi j’ai si peu lu de lui. Je lirai La Perle et me réserve Les Raisins de la colère pour l’été.

    1. Il faudrait que je m’attelle aussi aux Raisins de la Colère, je n’ai aucun doute sur le fait que c’est un grand moment de lecture qui m’attend.

A vous les micros !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s