« Et la vie reprit son cours » de Catherine Bardon

Après Les déracinés puis L’Américaine, voici venu Et la vie reprit son cours, le troisième volet de la saga de la famille fondée par Wilhelm et Almah.

Pour rappel, les deux amoureux s’étaient connus à Vienne dans les années 30, qui était alors une ville culturelle éclairée et animée. Leur avenir s’est assombri avec l’avènement des fascistes et ils ont fui leur pays pour s’exiler de l’autre côté de l’Atlantique, là où on ne pourchassait pas les Juifs. Ils ont finalement posé leurs maigres bagages en République dominicaine, où ils ont élevé leurs deux enfants, Frederick et Ruth.

Les enfants ont grandi et c’est Ruth que nous avons suivi dans L’Américaine. On l’y voit se chercher, tiraillée entre deux cultures et alourdie du poids du secret qui pesait sur sa famille et son histoire.
Elle décidait à la fin de s’établir à Sosua, le village de son enfance en République dominicaine. La quête de son identité l’a ramenée aux racines que ses parents lui ont donnée.

Et c’est donc reparti pour un tour en République dominicaine, aux côtés de Ruth et de sa fille sans papa, de Frederick et de sa réussite professionnelle et d’Almah au tempérament de feu. C’est agréable de renouer avec les décors du premier volet, ceux dans lesquels Almah et Wilhelm ont enfin pu voir un avenir plein d’espoir.

Ce volet permet d’approfondir les destinées des personnages que nous connaissons déjà, même s’il y a un nouveau venu… non, deux… attendez, trois ! de taille. Des personnages qui vont bousculer les existences de Ruth et Almah et remuer le passé. Mais c’est aussi l’occasion de retrouver Lizzie, l’amie d’enfance de Ruth, une femme qui s’est laissée porter par le courant hippie jusqu’à y perdre son âme. Et notre cher Arturo, si mal dans ses chaussures car il n’a jamais confié à personne d’autre que Ruth son lourd secret.

C’est un réel plaisir de retrouver tous ces personnages, de les voir évoluer. On les a tant accompagnés depuis des années qu’ils sont comme des cousins éloignés dont on est heureux de prendre des nouvelles. Et Catherine Bardon continue de tisser de petites histoires dans la trame de la Grande. Les évènements historiques sont autant de marqueurs qui ancrent encore davantage l’histoire dans une atmosphère particulière.

Encore une fois j’ai adoré, et je regrette de l’avoir terminé aussi vite, j’aurais bien passé un peu plus de temps avec eux. Avec un peu de chance, Catherine Bardon a déjà prévu de prolonger le plaisir !

Un grand merci à Anne Laborier et aux éditions Les escales pour l’envoi de ce roman ❤

Les Escales, 2020, ISBN 978-2-36569-517-6, 345 pages, 19.90€

8 réflexions au sujet de « « Et la vie reprit son cours » de Catherine Bardon »

    1. Une déception ?! Tu es la première que je connaisse. Comme quoi, on n’est pas tous faits pour les mêmes textes, fort heureusement. En tout cas c’est une très bonne raison pour ne pas poursuivre 😉

        1. Moi ça dépend. Généralement je chronique quand cela ne portera pas préjudice à l’auteur qui continuera de vendre quoi qu’il arrive (Chanson douce de Leïla Slimani par exemple). Pour d’autres, je me pose davantage la question. Et je n’ai pas de règles pour trancher, c’est différent pour chaque roman.

A vous les micros !

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