« Nous avant tout le reste » de Victoria Redel

Les « vieilles amies » se retrouvent chez Anna, qui est gravement malade et a décidé d’arrêter de se battre contre le cancer. Ses amies de toujours, qui se connaissent depuis l’enfance, qui ont fait les quatre-cents coups ensemble, ont partagé des souvenirs inoubliables et se sont soutenues dans les coups durs sont là pour elle. Il y a celles qui comprennent sa décision, et celles qui veulent qu’elle continue de se battre. Mais Anna est déterminée. Elle en a assez des traitements et des effets secondaires, des périodes où c’est tellement difficile de lutter qu’elle en est réduite à l’état de chiffon.

L’histoire se passe globalement sur un week-end, où nous entrons tour à tour dans les pensées des personnages. Que ce soit Anna, ses amies ou son ex-mari, qui est aux petits soins pour elle. Il a le meilleur rôle car il n’attend rien d’Anna, il est simplement là pour elle en souvenir de leur amour et parce qu’elle est la mère de ses enfants. Il y a aussi les « nouvelles amies », celles de son quartier, qui se sentent exclues et chassées par les « vieilles » malgré les années d’amitié qu’elles ont elles aussi partagées avec Anna.

Ce roman est un vibrant hommage à l’amitié féminine, avec ces femmes qui restent fidèles malgré les vies différentes, l’éloignement géographique, l’évolution inhérente à chacune.

Mais personnellement, je n’ai pas été touchée. Il y a quelque chose de très américain qui m’a gênée. Tout est exagéré, les rires pour rien, les larmes pour peu, la rivalité entre « vieilles amies » et « nouvelles amies ». Dans Desperate housewives, c’est drôle mais ici cela a quelque chose de déplacé par rapport à Anna qui veut juste qu’on respecte son choix et qu’on la laisse sourire aux dernières semaines de vie qu’il lui reste.

J’ai aussi trouvé déprimante cette façon de s’escrimer à faire changer d’avis Anna. Et à toujours revenir sur la mort imminente au lieu de profiter des bons moments qu’il reste à passer ensemble. Les livres, c’est comme tout le reste, il en faut pour tout le monde. Certains seront touchés par cette histoire et par ces amitiés sincères et solides. D’autres, comme moi, se sentiront englués dans une atmosphère morbide et n’auront qu’une envie, en finir au plus vite avec ce roman. Simple question de goût et de sensibilité.

Chronique rédigée pour Les Chroniques de l’Imaginaire

J’ai Lu, 2019, ISBN 978-2-290-17013-7, 352 pages, 7.40€

A vous les micros !

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