« Largo Callahan – Six petites gouttes de sang – Partie 1 » de Michel Robert

50979_300.jpgjoli-coeurSi vous êtes pris d’une envie de lecture western, qui rend hommage aux classiques du genre avec une belle couche de modernité et le truc en plus qui donne envie de ne plus lâcher le roman, ne cherchez pas plus loin : Largo Callahan est là pour vous.

Ce beau jeune homme aux yeux d’un bleu perçant a tout de Clint Eastwood, si ce n’est qu’il est un sang-mêlé entre un père irlandais et une mère apache. Élevé dans la culture amérindienne, il connait les us et coutumes de ses congénères, et a surtout appris à écouter son instinct et à être malin. L’Apache qui est en lui est prudent, futé, et doit parfois s’opposer au caractère fougueux et impétueux qui coule dans son sang irlandais. Un heureux mélange qui permet au métis de s’adapter à toutes les situations.

Pour autant, la problématique du métis est universelle. Il n’est jamais vraiment à sa place. Son visage de blanc l’empêchera toujours d’être accepté à part entière dans sa tribu. D’un autre côté, il est hors de question que sa bande sache qu’il a du sang apache…

Car Largo doit asseoir son autorité, lui qui est à la tête d’une petite bande de pillards aux personnalités très différentes. Il y a Frenchy, le Français soigné, les frères cajuns, idiots sur les bords, Preacher, l’Indien… et Rico, son fidèle second. Justement, quand nous faisons connaissance avec Largo, il prépare un coup : voler une cargaison d’armes pour pouvoir la revendre. L’opération se passe à merveille, car le métis connait son affaire. Mais il a des ambitions bien plus hautes, dont personne n’est au courant.

Lorsque Largo était enfant, il a vu son père se faire assassiner sous ses yeux par un rival et sa bande. Par un heureux hasard, il a retrouvé l’un des criminels, qui a confessé tous les noms de ses acolytes. L’heure de la vengeance a sonné et s’annonce comme le fil conducteur de cette série, avec une deuxième intrigue passionnante qui apparaîtra dans le dernier tiers de ce roman.

Roman d’aventure à l’état pur, vous n’êtes pas près de vous ennuyer aux côtés de Largo. Il maîtrise la gâchette comme personne, a de la répartie, un esprit affûté et certainement pas froid aux yeux. On retrouve des scènes dignes des westerns que nous connaissons tous, avec la référence récurrente à Josey Wales. Les plaines de l’Ouest, les mesas, les comancheros, les attaques de train, les tirs qui ricochent dans les rochers, les saloons, les filles des saloons… c’est l’immersion totale dans le Far West, avec une multitude de petits détails qui rendent le récit très visuel. L’histoire est riche en rebondissements, truffée de tout ce qui fait un bon western : des personnages forts, des Amérindiens, un contexte historique brillamment exploité, de la séduction et de l’action. Étonnamment, le mélange des genres qui survient à la fin, avec une aventure digne d’Indiana Jones, passe extrêmement bien. Et on termine ce roman impatients de découvrir la suite, qui paraîtra en octobre 2019. Vivement !

Fleuve Noir, 2019, ISBN 978-2-26511709-9, 400 pages, 19,90€

Chronique rédigée pour Les Chroniques de l’Imaginaire

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