« No war #1 » d’Anthony Pastor

9782203158009.jpgLe territoire fictif du Vukland se situe au sud du Groënland. C’est un archîpel constitué de deux grandes parties : la plus petite, le Saarok, est le territoire du peuple kivik. La communauté autochtone proche des Inuits, attachée à ses croyances et traditions. La plus grande partie, le Numak, est habitée des « blancs ». Ceux qui se sont installés mais n’avaient rien à faire là à la base.

Les deux communautés cohabitent mais cela ne se fait pas sans heurts. Le gros sujet de discorde du moment est la construction d’un barrage sur les terres du Saarok, auquel s’opposent fermement les kiviks.

Run est un des personnages que nous suivons. Il a le cul entre deux chaises. Son père est à l’origine de l’idée du barrage ; sa mère est kivik. Il passe d’une île à une autre, partagé entre ses deux parents qui ne se supportent plus. Alors qu’il est sur Saarok, il trouve avec son oncle policier le cadavre de l’ingénieur en charge de la construction du barrage. Sur son front, l’inscription NO DAM (pas de barrage). A côté de lui, dans un thermos, Run découvre une pierre typique de l’île. Une pierre rare que les autochtones veulent absolument protéger. Visiblement, ces pierres renferment des propriétés exceptionnelles…

Dans le même temps, le meilleur ami de Run s’est amourachée de Kim, une skinhead dangereuse aux fréquentations douteuses. Elle est en contact avec des hommes de pouvoir. A quelles fins ?
Une jeune policière renfermée pense que le père de Run a quelque chose à cacher. Elle essaie d’en savoir plus pour comprendre ce qui se cache derrière la mort de l’ingénieur.
Le père de cette policière est mêlé à la politique. Il connait un jeune garçon pacifiste, qui a ses entrées dans le monde de l’opposition et peut lui donner des informations.

Voilà les bases posées. Cela semble fouillis ? Pourtant, à la lecture, c’est très fluide. Les différentes histoires s’entre-mêlent rapidement et facilement. On arrive vite à discerner qui est qui, qui fait quoi, qui est un danger pour qui et pourquoi.

En ce qui concerne les planches, je ne vous cache pas que ce n’est pas ce que je préfère : peu de couleurs, des traits épais, voire grossiers… Mais il faut que le dessin soit en adéquation avec le propos, et on peut le dire, ça colle plutôt bien. Ca ne m’a absolument pas gêné dans ma lecture, au contraire, finalement. Ca renforce le côté dur du récit.

C’est donc un début prometteur pour cette série dystopique qui surfe sur des sujets d’actualité : la cohabitation entre communautés opposées, la préservation du patrimoine naturel face aux enjeux commerciaux, les magouilles politiques, avec en ingrédients bonus un meurtre à élucider et une pierre convoitée.

Deux autres tomes sont prévus pour mai et septembre. Cela formera la première saison d’une série apparemment prévue pour en compter trois.

Casterman, 2019, ISBN 978-2-203-15800-9, 122 pages, 15€

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Ce mercredi, retrouvons-nous chez Moka pour partager nos découvertes BDs !

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12 réflexions au sujet de « « No war #1 » d’Anthony Pastor »

  1. Le dessin ne m’attire pas des masses, mais si l’histoire est vraiment bien, pourquoi pas ? J’attends le mois de mai et ton avis sur le tome 2 ! 😉

  2. La couv ne m’inspirait pas tellement mais tout ce que tu en dis, si. Nous l’avons à la médiathèque, je m’y attarderais donc ! merci pour la découverte 🙂

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