« Les nymphéas noirs » de Frédéric Duval & Didier Cassegrain

Nympheas-Noirs

joli-coeurMes nymphéas noirs étaient réputés inadaptables en image…

C’est sur cette phrase que démarre notre lecture de la bande dessinée Nymphéas noirs. En effet, les Nymphéas noirs, c’est d’abord un roman de Michel Bussi. Un de ses (nombreux) best-sellers. Je n’ai pas lu le roman et je ne pouvais donc pas me prononcer sur la véracité de cette affirmation. Maintenant, je comprends mieux ce qui rendait la tâche ardue.

Je reprends la quatrième de couverture que je trouve parfaite :

Trois femmes vivaient à Giverny, le village de Normandie où Monet a peint ses légendaires Nymphéas. La première était méchante, la deuxième était menteuse, la troisième était égoïste. Toutes les trois pensaient que le village était une prison, un grand et beau jardin grillagé, un tableau dont il serait impossible de déborder du cadre. Une fois pourtant, pendant treize jours, les grilles du parc s’ouvrirent pour elles… Ces treize journées défilèrent comme une parenthèse qui s’ouvrit par un meurtre, le premier jour, et se termina par un autre, le dernier jour…

Avant d’aborder cet album, assurez-vous d’avoir du temps devant vous, et rien ni personne qui ne puisse vous déranger. Car c’est une histoire dense, qui prend le temps de nous installer dans l’atmosphère à la fois oxygénante et oppressante de Giverny. Il y a la beauté de ses jardins et l’authenticité du petit village mais justement, c’est un petit village. Tout le monde se connait et les rumeurs vont vite.

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Propriété de Claude Monet

Fanette, la jeune fille, s’entend à merveille avec Paul. Ils sont trop jeunes pour parler d’amour mais leur amitié très complice en prend bien le chemin. Elle peint avec grand talent et espère pouvoir gagner le concours de peinture auquel son école participe.
L’institutrice est belle et intelligente. Pas amoureuse de son mari, en mal d’enfant, elle semble bien avoir la jambe légère. Etait-elle l’amante de la première victime, l’homme retrouvé mort dans le ruisseau ?
Quant à la vieille femme, elle en connaît des choses, sur tout le monde. Et elle sait bien qui a commis le crime. Alors pourquoi ne dit-elle rien ? Quels secrets cache-t-elle ?

La police va avoir fort à faire. L’inspecteur Sérénac, fraîchement arrivé, soupçonne d’emblée le mari de l’institutrice. Il a tué par jalousie. Mais n’est-ce pas plutôt parce que l’inspecteur est tombé sous le charme de la jolie maîtresse ?

Au fil des jours, les histoires personnelles de chacune s’étoffent, à mesure que l’enquête progresse. La métaphore va vous sembler étrange, mais c’est un peu l’impression de mordre dans un sandwich à chaque page, de sentir sous la dent le croustillant du pain, la douceur du jambon, le piquant du fomage, la fraîcheur de la salade. Différents ingrédients sont assemblés, gardent leur particularité et forment un ensemble savoureux.

Je suis sortie de cette lecture abasourdie. Il m’a fallu un temps d’arrêt pour digérer les émotions provoquées par ce fameux twist que Michel Bussi évoque à chaque fois qu’il parle de ses romans. C’est sa marque de fabrique. Pour l’avoir vécu avec cet album, je peux vous dire que le mot twist est parfaitement adéquat. Mon cerveau a vrillé et mon pouls s’est emballé. Frédéric Duval a fait un travail magnifique en adaptant le scénario.

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Parlons aussi de la beauté des planches de Didier Cassegrain, qui rendent un bel hommage à Monet. Tout est parfait : les coups de crayon, les couleurs, l’atmosphère qui se dégage, les expressions des personnages… Un régal pour les yeux.

Vous l’aurez compris, Nymphéas noirs est un coup de coeur absolu. Je ne doute absolument pas de le retrouver en fin d’année quand viendra le moment de reparler des coups de coeur BD de l’année 2019. C’est un album éblouissant, prodigieux. Empressez-vous de le découvrir !

Dupuis, 2019, ISBN 978-2-8001-7350-4, 140 pages, 28.95€

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Aujourd’hui, on se retrouve chez Stephie pour partager nos BDs de la semaine.

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10 réflexions au sujet de « « Les nymphéas noirs » de Frédéric Duval & Didier Cassegrain »

    1. Maintenant que j’ai lu la BD je me demande comment Bussi a fait pour raconter cette histoire en roman 😁 connaissant la fin je ne vais pas pousser la curiosité jusqu’à aller le lire, mais ça me donne envie de découvrir ses romans, que je n’ai jamais lus.

  1. J’en ai déjà entendu du bien de cet album, et ce que tu ajoutes ne fait qu’enfoncer le clou. Ca tombe bien, je sais que cet album arrive bientôt dans ma bibliothèque… Vivement !

A vous les micros !

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