« Le Nord du monde » de Nathalie Yot

910H-pjY5DL.jpgNeuvième lecture de la session de septembre 2018 des 68 premières fois.

En ce moment, j’ai envie de romans épais, denses, qui me plongent dans un décor palpable, avec des personnages que je suis longtemps ; je veux des péripéties, de l’intrigue, pleurer, rire, craindre, tourner des pages encore et encore…

Le moment n’était donc pas le mieux choisi pour recevoir Le nord du monde. Un petit roman, tout léger, avec plein de blancs autour des lignes. Peu de texte, ce sera vite lu. Autant vous dire que j’entamais cette lecture avec l’appréhension habituelle. L’auteure va-t-elle se vautrer dans les belles tournures et lustrer son style en oubliant qu’on demande une histoire, pas un défilé de jolies phrases ? Que va-t-il m’en rester une fois la dernière page tournée ?

Tout d’abord, attardons-nous sur ce que Nathalie Yot veut nous raconter. Une femme s’est enfuie. Elle erre et marche. Sur la route, à travers champs. Elle marche et fuit l’homme qui a fait qu’elle en est là aujourd’hui. Elle veut aller vers le nord, car personne ne veut aller vers le froid. Elle veut aller là où on ne la cherchera pas.

Sur sa route elle croisera un homme à Lille. Puis une bande d’immigrés aux Pays-Bas. Elle poursuivra sa route accompagnée. Et elle vivra une sorte d’amour qu’elle n’avait jamais expérimentée auparavant. Un amour qui va la bouleverser et changer sa vie.

Alors certes, ce roman ne me laissera pas un souvenir impérissable. Mais il a fait son office. Je me suis attachée à cette héroïne et elle m’a fait ressentir des émotions. J’ai compris son désarroi et sa quête. J’ai compris ses doutes et son besoin de se laisser aller à la vie, sans se soucier du lendemain ni du qu’en dira-t-on. J’ai compris son nouvel amour puissant et un peu moins la forme qu’il prenait. Mais au moins l’auteure m’a vraiment raconté quelque chose.

Et comme j’ai ressenti des émotions variées et vécu une histoire, je suis reconnaissante à Nathalie Yot d’y avoir mis les formes, avec un stylé épuré et précis qui collait bien au récit. Un style travaillé oui, mais au service d’une histoire qui m’a interpellée.

La sentinelle, 2018, 978-2376650010, 144 pages, 16€

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