« Les enfants de ma mère » de Jérôme Chantreau

711Rm37z1+L.jpgDeuxième lecture pour les 68 premières fois.

Bien qu’il s’agisse d’un deuxième roman. Cette année, les organisatrices ont voulu donner de la visibilité aux romans de certains auteurs dont elles avaient particulièrement aimé le premier titre. Le premier roman de Jérôme Chantreau s’intitulait Avant que naisse la forêt.

Le roman s’articule autour d’un lieu, le 26, rue de Naples, à Paris. Le mari de Françoise grimpe petit à petit les échelons dans son travail et cela commence à porter ses fruits. Lorsque Françoise met le pied dans son nouvel appartement, elle sait que c’est là qu’elle se sentira chez elle, avec leurs deux enfants, Nathalie et Laurent.

Si Nathalie démontre rapidement qu’elle a du caractère, qu’elle sait ce qu’elle veut et n’a pas peur de dire les choses, Laurent est plus sur la réserve. Ce doux rêveur vit dans les livres, la poésie et souhaite faire des études de lettres. Cette singularité l’isole des autres enfants et c’est avec deux autres garçons eux aussi différents des autres qu’il va lier une amitié. Tout d’abord Victor, qui a perdu son père jeune et cherche les repères qu’il peut. Puis Andrea, dont le père s’est fait descendre presque sous les yeux de sa femme. Andrea, le ténébreux, mystérieux mais la tête sur les épaules.
Leur amitié grandira et évoluera au fil des années, se cristallisant autour de la musique puis créant des fissures nées d’envies différentes.

Françoise, quant à elle, devra apprendre à savoir qui elle est après le départ de son mari. Elle se cherchera dans les dîners mondains qu’elle organise autour de crêpazes, dans les informations politiques, en aidant des jeunes qui tombent dans son nid. Ces jeunes et les amis de Laurent formeront avec sa réelle progéniture les enfants de ma mère. Que des enfants privés de la figure paternelle. C’est à travers eux qu’elle va parvenir à se réaliser, malgré un chemin semé d’embûches et de désillusions.

Si j’ai trouvé l’histoire intéressante et très bien écrite, je n’ai pas réussi à passer la frontière qui passe de la lecture agréable à la lecture poignante. Il est resté comme un filtre au fil de ma lecture, qui m’empêchait de m’attacher, de m’émouvoir, de compatir. J’ai aussi trouvé trop cliché l’histoire des trois amis issus d’une famille modeste qui tombent dans la drogue. On a déjà vu ça mille fois, et ce n’était intéressant que pour voir si Laurent aurait le courage d’assumer qu’il neveut plus de ça.

Un roman d’apprentissage sur les thèmes de l’amitié adolescente et de la femme qui se découvre, deux thèmes qui s’articulent parfaitement autour de cette histoire, mais qui ne m’aura pas ému autant que je l’aurais souhaité.

Les Escales, 23 août 2018, ISBN 978-2-36569-313-4, 474 pages, 19,90€

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http://delivrer-des-livres.fr/?p=32129

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