« Nitro Mountain » de Lee Clay Johnson #MRL17


nitro-mountain-939061-264-432Et voilà, j’ai lu le roman que j’avais choisi pour les matchs de la rentrée littéraire Priceminister 2017 ! Je me suis laissée tenter par un titre de la sélection d’Antigone, à savoir Nitro Mountain de Lee Clay Johnson. Je n’avais pas lu son avis sur ce roman, et l’aurais-je fait, ça n’aurait rien changé puisque pour elle c’est un coup de coeur.

Pour moi, c’est complètement raté. Pourtant, la quatrième de couverture est truffée de mots clés qui m’attirent irrémédiablement : Appalaches, vauriens et marginaux sublimes, musicien bluegrass, bars glauches, truand sociopathe, ex-flic cinglé à la gâchette facile, roman noir pénétrant, personnages tordus

Comme quoi, ce n’est pas parce qu’il y a tous les ingrédients qu’on aime qu’on se régale du plat.

Alors, que je vous explique. Il y a Leon. Leon est un peu paumé, il vient de se faire larguer par la sublime Jennifer, qui le quitte pour un autre. Il les suit en voiture, se fracasse contre un arbre et se casse un bras. Dommage pour un guitariste.
Jones, c’est un membre d’un groupe qui embauche Leon malgré son bras en vrac. Il le prend sous son aile.
Ils jouent dans un bar d’une ville complètement paumée dans la plaine, aux bords de la montagne et de la région minière. Il n’y a que deux routes principales, qui donnent sur la place. Peu de commerces. L’ennui, la pauvreté, l’alcool et la drogue.
Généralement, quand les histoires se passent dans un tel contexte, ma lecture commence plutôt bien. Mais toute généralité a ses exceptions.

Jennifer tombe dans les bras d’un mauvais gars qui porte au cou un tatouage de Daffy Duck. Il s’est fait pincer pour avoir mis une caméra dans les toilettes du bar et s’être rincé l’oeil sur les fesses des filles qui faisaient pipi. Il faut de tout pour faire un monde parait-il. Leon veut la récupérer et c’est là que ça va mal se passer. Parce que Jennifer, c’est une connasse vilaine fille.
Il y a aussi Rachel, une fille un peu nunuche mais gentille, qui disparait mystérieusement. Cette partie de l’histoire est complètement baclée.

Et puis il y a cet ex-flic qui comprend à un moment donné que quelque chose ne tourne pas rond dans la montagne et veut s’en mêler. Une histoire de vengeance personnelle pas totalement élucidée pour moi. Qui n’a en tout cas pas grand intérêt.

Les bons côtés du roman ? La musique, l’ambiance de l’Amérique profonde avec ses gars paumés, la petite ville où tout le monde se connait et où on tombe tout le temps sur LA personne qu’on n’a pas envie de voir. Le monde est petit, mais à ce point, vraiment ?

Les mauvais côtés ? L’écriture. Je déteste ces phrases où on se demande si même le traducteur a une idée de ce qu’il veut dire ou s’il s’est dit « bon, je vais mettre ça, on verra bien ». Il y a des dialogues tellement décousus, ça n’a ni queue ni tête.
L’histoire. Comme je le disais plus haut, il y a les bons ingrédients, mais la recette est trop imprécise. Je me suis profondément ennuyée.

Dommage…

Mais je suis contente d’avoir pu participer une nouvelle fois à ce rendez-vous ! En espérant, si j’ai la chance d’en être encore l’année prochaine, avoir plus de flair 😉

Fayard, 2017, ISBN 978-2-213-70140-0, 293 pages, 20,90€

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