« Le dernier hyver » de Fabrice Papillon

9782714475435coup de coeurAlexandrie, an 415. La savante Hypatie longe les murs en cette journée caniculaire pour rejoindre la bibliothèque et ses milliers de papyrus. Mais elle n’atteindra jamais sa destination, victime d’un assassinat atroce.

Paris, 2018. Un corps est retrouvé dans un magasin prestigieux, calciné et placé dans une posture étrange. Aucun indice trouvable. Sauf pour l’oeil novice de Marie, encore stagiaire, qui repère quelque chose d’étrange et va permettre de donner une orientation à l’enquête.

Les récits entre présent et passé s’enchaînent alternativement, la différence étant que le passé avance très vite, passant d’un épisode historique à un autre, en gardant toujours l’élément central de cette histoire, le fameux codex d’Hypatie. Si bien qu’on retrouve Léonard de Vinci, Elizabeth Ière, Voltaire entre autres personnages illustres. Les contextes historiques sont précis et réalistes. Et l’histoire inventée par Fabrice Papillon s’y intègre parfaitement.

D’autre part, l’enquête menée par Marc Brunier, un flic qui cache ses crises d’épilepsie à sa hiérarchie sous peine de perdre son boulot et tente de surmonter la disparition de sa fille partie en Syrie. Il s’attache vite à Marie, cette jeune en formation d’une sagacité remarquable qui lui rappelle tant sa fille.

J’ai adoré ce thriller, qui utilise brillamment le passé pour créer une histoire actuelle plausible. C’est bien rythmé, très prenant, et tellement bien documenté qu’on assiste aux événements comme s’ils se déroulaient sous nos yeux. L’organigramme de la police, les méthodes des médecins légistes… on voit que l’auteur a fait des recherches conséquentes pour aboutir à un ouvrage qualitatitif.

Le dénouement est de plus inattendu, je ne pensais pas que le roman prendrait cette direction là et finalement c’était une bonne chose, le fin mot de l’histoire m’a beaucoup plu et qui plus est, amène à réfléchir.

C’est une très belle découverte, je remercie les éditions Belfond et Agnès Chalnot pour l’envoi de ce roman, et Fabrice Papillon pour le petit mot laissé sur la page de garde.

Je n’oublie pas de mentionner la couverture sublime qui reproduit une toile de Klimt (ce qui me donnait déjà fortement envie de découvrir le roman).

Et pour terminer, j’ajoute les images partagées par Agnès sur sa page Facebook qui nous montrent un apercu des galeries souterraines sous l’hôpital Cochin, un lieu qui a son importance dans Le dernier hyver.

Belfond, 2017, ISBN 978-2-7144-7543-5, 613 pages, 21,90€

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