« Le fleuve des brumes » de Valerio Varesi

imagesLe-fleuve-des-brumesNouveau polar reçu pour la sélection du Prix du Meilleur Polar Points. J’ai commencé à le lire à reculons, toujours déçue par les polars italiens de cet éditeur. Même si les événements prennent place dans le monde moderne, je leur trouve toujours un côté vieillot, avec des vieux messieurs qui jouent aux cartes dans les cafés, un temps maussade alors qu’en Italie il est censé faire un minimum beau quand même et des gens tristes avec des vies tristes.

Et puis voilà, ça n’a pas loupé. Le Pô est en crue, il pleut depuis des jours et des jours, les marins du centre nautique passent leur temps à jouer aux cartes en buvant un coup, les gens sont taciturnes, l’ambiance comme à l’après-guerre. Mes clichés ont la vie dure mais à juste titre.

Donc : les marins du centre nautique sont à l’abri pendant que la tempête fait rage et que les eaux montent dangereusement. Ils aperçoivent de la lumière et une silhouette sur le bateau d’un des leurs, Tonna, un marin aguerri qui sait forcément qu’il se met en danger, surtout quand les autres le voient partir dans les flots. Le lendemain, on retrouve la péniche de Tonna mais lui reste introuvable. La même nuit, son frère s’est defenestré. ou peut-être l’y a-t-on aidé, l’enquête le dira.

Et pour l’enquête, c’est le commissaire Soneri qui s’y colle. Un homme banal, taciturne aussi, qui a pour compagne une nymphomane qui ne pense qu’à faire l’amour dans les endroits les plus insolites possible. Lui et les autres membres de la police ne m’ont pas marquée du tout.

En fait, il n’y a guère que l’enquête qui est sympa, et plus tortueuse qu’à première vue, évoquant des faits de l’histoire italienne très intéressants. C’est ce qui m’a vraiment plu. Pour le reste : l’atmosphère, les personnages et le style, j’ai trouvé que c’était assez fade. Dommage.

Points, 2017, 978-2-7578-6432-6, 284 pages, 7,20€

 

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