« Les petites reines » de Clémentine Beauvais

les-petites-reines.jpgjoli-coeurMireille habite Bourg-en-Bresse, prononcez Bourkenbresse. C’est une ado comme les autres, sauf qu’elle est très moche, qu’elle n’a pas d’amis, qu’elle se fiche de ce que les autres pensent d’elle et qu’elle a un humour particulièrement caustique. En fait, elle n’est pas tant que ça comme les autres ados.

Dans son collège, il y a chaque année un concours dans lequel elle se place plutot bien : les boudins. Trois filles sont récompensées du titre de boudin d’or, d’argent ou de bronze grâce à leur laideur. Cette année, Mireille est détrônée de son titre de boudin d’or.

C’est Astrid, une nouvelle, grosse aux yeux chiassieux qui lui a ravi la place. En deuxième c’est Hakima, une timide maladive qui vit très mal son nouveau statut. Les trois filles ne se connaissaient pas mais les circonstances font que. Et toutes trois réalisent qu’elles ont une bonne raison de se rendre au même lieu au même moment : à la garden-party présidentielle du 14 juillet. Vous verrez vous-mêmes les raisons, qui n’ont rien à voir les unes les autres.

Et pour se rendre à la garden-party, les trois boudins organisent un périple à vélo au cours duquel elles vendront des boudins grâce à leur remorque aménagée.

J’ai eu un gros coup de coeur pour ce roman ! Ce que j’ai ri ! Clémentine Beauvais est très très drôle, elle a beaucoup d’esprit et des réparties incroyables. C’est ce qui rend les trois boudins si agréables à suivre. Je ne dirais pas attachantes parce que Mireille, qui s’est forgée une carapace de tricératops, a parfois un fichu caractère. Mais c’est justement aussi ce qui fait tout le sel de cette aventure.

Et puis il n’y a pas que les trois filles, il y a aussi Kader, le grand frère d’Hakima, le Soleil comme l’appelle Mireille. Il les accompagne en fauteuil roulant, des moignons à la place des jambes au bout de ce corps d’athlète qui fait se liquéfier la jeune fille. Ce personnage rapporté tient aussi une place importante !

En plus on voyage. On s’arrête à Sancerre, à la roche de Solutré, à Nevers etc.Pour les jeunes cela fait réviser sa géographie l’air de rien, avec le patrimoine bâti, gastronomique… Les boudins moquées par leurs camarades de classe vont devenir populaires grâce à une médiatisation inattendue, et pas forcément souhaitée mais il faudra bien faire avec.

J’ai dévoré cette histoire, que j’ai trouvée merveilleusement écrite, avec du joli vocabulaire et une belle syntaxe pour cultiver nos chères têtes blondes. Mais en même temps, il y a quelques allusions sexuelles et des gros mots bien gros qui me font dire qu’on mettra plutôt ça dans les mains des jeunes adultes.

Quoi qu’il en soit, c’est une auteure que je retiens pour une prochaine fois parce que je me suis vraiment régalée !

France Loisirs, 2017, 270 pages, 12,99€

Publicités

Une réflexion au sujet de « « Les petites reines » de Clémentine Beauvais »

A vous les micros !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s