« Le zoo de Mengele – La trilogie de Mino T1 » de Gert Nygårdshaug

71547P57RtL.jpgjoli-coeurMino Aquiles Portoguesa n’est qu’un enfant lorsqu’il entend son village se faire massacrer. Il est alors dans la forêt, en quête de papillons rares pour aider son père à gagner de l’argent. Les bruits qu’il entend ne laissent aucune place au doute et, en se penchant sur un cours d’eau, attendant que l’orage passe, il a une vision qui le pousse à penser qu’il aura une destinée à tracer.

Lorsqu’il rentre chez lui, le village est silencieux. Tout le monde est mort. Il prend la route et, de fil en aiguille, de rencontres en rencontres, il va transporter le lecteur avec lui de l’Amérique du sud aux États-Unis, puis en Europe.

Le premier tome de cette trilogie de Mino est extrêmement riche.
C’est d’abord un roman d’initiation, au cours duquel nous suivons Mino passer de l’enfance à l’âge adulte. Il devra grandir plus vite que prévu en faisant face à des situations et à des drames terribles.
C’est aussi un roman d’amitié, car Mino va créer avec trois amis un groupe aux liens indestructibles. Une amitié fusionnelle qui leur permettra d’accomplir de grandes choses.
C’est un thriller, car en parallèle de notre groupe d’amis, nous suivons des agents fédéraux qui sont à leur recherche. Et là se pose la question : qu’ont-ils bien pu faire pour être recherchés à l’autre bout du monde ?
Et enfin, c’est un formidable plaidoyer pour un monde écologique et centré sur la nature. Mino a subi la déforestation, a vu de ses yeux le monde capitaliste vaincre le monde de la nature. Il sait que l’humanité fait fausse route et est prêt à tout pour faire passer son message.

Le zoo de Mengele est un régal à tous points de vue. Il met en scène des personnages extraordinaires dans des aventures incroyables, et donne au lecteur à réfléchir sur le sort de notre planète. Il y est question de données scientifiques, d’observations concrètes, de procédés fallacieux organisés par les multi-nationales. Il y a de l’amour, de la violence, la justice, l’aventure, la ville, la forêt… C’est foisonnant mais hautement maîtrisé. On suit la route de Mino sans jamais se perdre, toujours guidé par son besoin de rendre à la nature la place qu’elle mérite.

Ce premier tome est génial et donne terriblement envie de lire la suite au plus vite.

Chronique rédigée pour Les Chroniques de l’Imaginaire

J’ai Lu, 2016, ISBN 978-2-290-08324-6, 512 pages, 8,50€

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