« White Coffee » de Sophie Loubière

51INzZmSOcL.jpgEn automne dernier, j’avais eu l’occasion de lire Black Coffee de Sophie Loubière, un thriller sombre qui m’avait beaucoup plu pour son intrigue palpitante et son ambiance road-movie. J’ai été surprise qu’il y ait une suite car l’histoire me semblait avoir trouvé un final suffisant mais après tout, pourquoi pas ?

Pour rappel, Lola et ses deux enfants essaient de retrouver la trace de son mari disparu aux Etats-Unis du jour au lendemain. Le seul indice qu’il lui a laissé est le témoignage d’un tueur en série qui n’a jamais été apprehéndé et qui a suivi la route 66 pour commettre ses meurtres. Lola va trouver sur sa route Desmond, un journaliste spécialisé en criminologie, qui a justement vu sa soeur se faire assassiner dans leur jardin, au bord de la route 66. Les deux vont tomber amoureux et tenter de mettre un nom sur ce mystérieux tueur.

Dans ce nouvel opus, Lola a retrouvé son mari et rentre avec lui et les enfants en France. Pierre renoue avec sa vie passée, lui qui était un musicien renommé. Il retrouve une réputation augmentée par son histoire avec le tueur en série. Lola quant à elle ne coupe pas pour autant les ponts avec Desmond.

Le FBI ne lâche pas des yeux Pierre, qui peut bien avoir un lien plus étroit qu’il ne veut bien l’admettre avec le tueur en série. Son comportement est d’ailleurs étrange : il semble cacher quelque chose, devient violent, suit une voix intérieure…

Quant à Desmond, il enquête sur des faits étranges. Des objets disparaissent mystérieusement dans les maisons d’une localité, comme si un fantôme passait par là.

Dès lors, plusieurs ébauches d’histoires prennent forme et on attend de savoir où elles vont nous mener. Pierre est-il fou ? Est-il plus impliqué que cela ? Qu’est-ce qui relie les disparitions d’objets avec l’histoire que nous connaissons ?

Sophie Loubière proposait ainsi un programme alléchant, et on était en droit de penser que comme dans le premier volet, les différentes histoires allaient se télescoper pour que toutes les pièces du puzzle s’imbriquent à leur juste place et dévoilent un tableau surprenant.

Or pas du tout. On espère beaucoup, on se pose plein de questions, et finalement ça retombe comme un soufflé. D’autant que l’intrigue met beaucoup de temps à se mettre en route, on s’ennuie au démarrage. Quant aux histoires et personnages secondaires, il y en a trop, on s’y perd. Et ça n’apporte rien d’intéressant. La réflexion qu’on se fait en tournant la dernière page est « tout ça pour ça ? ». La preuve que le mieux est l’ennemi du bien, il aurait fallu en rester à Black Coffee qui lui pour le coup est bien corsé.

Fleuve Noir, 2016, ISBN 978-2265098558, 624 pages, 21,50€

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