« Il reste la poussière » de Sandrine Collette

B26711.jpgjoli-coeurDeuxième roman que je lis de cette auteure, j’en attendais davantage qu’Un vent de cendres, qui ne m’avait pas convaincue.

Sandrine Collette part ici en Patagonie et nous invite à entrer dans l’intimité d’une famille de la steppe. La mère tient une ferme avec ses quatre garçons, où elle élève vaches et brebis. Les enfants sont livrés à eux-mêmes, le père étant parti de jour au lendemain on ne sait où, sans plus jamais donner de nouvelles.

Les aînés, Mauro et Joaquin, sont jumeaux. Avec le cadet, Steban, ils martyrisent le plus petit, Rafael. Ils lui courent après sur leurs chevaux, l’attrapent, le roulent en boule, jouent avec comme un chat avec une pelote de laine, le rouent de coup. La mère s’en fout royalement. Il faut les endurcir, ces gamins.

Leurs journées ne sont qu’une suite de labeurs. Aucune visite, aucune distraction si ce n’est une fois par mois aller en ville pour vendre de quoi gagner un peu sa vie. Et encore, seuls les jumeaux ont le droit d’y aller et ce n’est que pour regarder la mère jouer aux cartes et se souler.

Et puis un jour, il se passe quelque chose. Quelque chose de terrible, qui vous arrache un « oh » de stupeur sonore. Quelque chose qui va peut-être changer la vie à la ferme…

Que j’ai aimé cette histoire ! L’ambiance surtout, on s’y croirait. Il y a la poussière, oui. La chaleur, le bétail qui avance sur des plaines arides. On voit bien que Sandrine Collette s’est documentée sur la vie d’éleveur, ou du moins qu’elle s’y connait, parce que les tâches qui incombent aux garçons sont précises et authentiques. On y est. Et puis il y a les brimades, les coups, la honte, la peur, la résignation… Chaque chapitre tourne autour d’un personnage, précisé en tête, si bien que nous avons les idées et les sentiments de chacun. Cela donne une vision globale de l’histoire, et des secrets des uns et des autres.

Quant au déroulement de l’intrigue elle-même, c’est du petit lait. Je me suis régalée et jusqu’au bout. Les rebondissements sont terribles. C’est noir, cynique, sans états d’âme.

J’ai adoré !

Denoël, 2015, ISBN 978-2-207-13256-2, 302 pages, 19,90€

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