« Génitrix » de François Mauriac

En rangeant ma bibliothèque, encore une fois, je suis tombée sur un tas de livres non lus et qui constituent donc ma PAL. Cette PAL représente environ… deux meubles entiers, rien que ça. Et en parcourant ces ouvrages, je me dis qu’il faut absolument que je les sorte de leur léthargie et que je les refasse enfin vivre.

genitrix-3683373-250-400joli-coeurAlors premier sorti de ma PAL dormante : Génitrix de François Mauriac.

J’ai auparavant lu trois romans de cet auteur : Thérèse Desqueyroux, Le Noeud de Vipères et Le Sagouin. Et je ne sais pas si vous l’avez déjà lu vous-même, mais disons que je savais déjà que ça n’allait pas être franchement gai.

Sans surprise donc, c’est un roman dur et triste. Mais génial.

Une jeune épouse meurt délaissée dans sa chambre. Elle a fait une fausse couche, elle a de la fièvre, elle sent ses forces partir. Et sa belle-mère voit bien qu’elle est au plus mal mais ferme les yeux, n’alarme pas son fils (époux de la moribonde). La méchante belle-mère a toujours estimé que son fils n’appartenait qu’à elle, et a tout fait pour séparer les deux époux. Fernand a laissé faire. Pourtant il aimait Mathilde, pourtant il se rend bien compte qu’à 50 ans elle était son seul espoir de fonder lui-même une famille. Mais sa mère a été plus forte et a même réussi à le faire dormir seul dans la chambre attenante à la sienne.

Maintenant que Mathilde est morte, la méchante belle-mère va pouvoir récupérer son fils ! Enfin !

Sauf que… C’est précisément maintenant que sa jeune femme n’est plus là que Fernand va comprendre combien il tenait à elle et combien il l’aimait. C’est précisément maintenant qu’il va éprouver de l’aversion pour sa mère qu’il rend responsable de ses malheurs.

François Mauriac est décidément très fort pour fouiller dans les tréfonds de l’âme de ses personnages. Il parvient à les presser pour n’en retirer que le jus noir de l’amertume, de la cruauté et de la malveillance. Aucun personnage n’est sauvé, même Mathilde qui a elle aussi de solides défauts.

Pour ne rien gâcher, l’écriture est soignée et soutenue. Rien que pour ça, ça fait du bien de replonger dans ses classiques de temps en temps.

Autant je n’avais pas trop accroché à Thérèse Desqueyroux, autant je vous recommande vraiment Génitrix et Le Noeud de Vipères.

Le Livre de Poche, 1982, ISBN 978-2-253-00292-5, 160 pages

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3 réflexions au sujet de « « Génitrix » de François Mauriac »

  1. Ah François Mauriac que je connais pas du tout ! Je crois que je n’ai même pas un livre de lui dans ma bibliothèque-PAL. Bon bon on va y remédier. Alors je note Génétrix et Le Noeud de Vipères, c’est bien ça ?

A vous les micros !

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