« Le livre des Baltimore » de Joël Dicker

51+p4SqZ+bL._SX343_BO1,204,203,200_joli-coeurAprès avoir découvert Joël Dicker avec La vérité sur l’affaire Harry Québert, je me suis lancée avec confiance dans le dernier roman du jeune écrivain. On y retrouve Marcus Goldman, le personnage principal du premier roman. Ceci dit, nul besoin de l’avoir lu pour découvrir les Baltimore, les deux histoires n’ont rien à voir.

Marcus a entrepris de raconter l’histoire de sa famille. Il y a le grand-père Goldman tout d’abord, qui a eu deux fils. L’un est allé vivre avec sa famille à Montcalm, l’autre à Baltimore. Les Goldman de Baltimore symbolisent la réussite : le succès, l’argent, la belle maison dans un beau quartier, la belle voiture, les super vacances… Les Goldman de Montcalm sont l’inverse, d’où une rivalité au sein de la famille, dans laquelle on se parle peu, ou alors avec des échanges vifs. Le lien entre les deux familles se refera avec les cousins. Marcus est un Montcalm et il adore ses cousins de Baltimore, avec qui il partage de nombreux moments mémorables. Ils sont comme des frères.

Pourtant, on sait dès le début que quelque chose de grave s’est passé dans cette famille. Un drame. Le Drame.

A mesure que Marcus raconte leur histoire, il bascule d’une époque à une autre. Quand son père et son oncle étaient jeunes, quand Marcus était enfant, puis adulte, sans suivre la chronologie des faits mais une logique dont lui seul à la clef puisqu’elle va conduire au Drame et à tout ce qui permet de le comprendre.

Leur histoire est dense, passionnante. Marcus fouille et le vernis se craquelle, révélant une peinture bien moins lisse que ce que laissent croire les apparences.

Ce roman est merveilleusement construit, parce qu’on commence avec une histoire et au bout du compte, la vision qu’on en avait est bouleversée. C’est d’une précision sans faille. Et les personnages sont vivants sous nos yeux, en refermant le livre j’ai le sentiment d’avoir accompagé cette famille durant des années, de les connaître comme si j’avais eu l’occasion de vivre tous les évènements avec eux.

Et on retrouve un ingrédient clé du premier roman : l’effet de surprise. Joël Dicker a le chic pour vous emmener là où on ne l’attend pas.

J’ai adoré, bien plus que La vérité sur l’affaire Harry Québert. Tant et si bien que j’ai déjà envie de le relire.

Editions de Fallois, 2015, ISBN 978-2877069472, 480 pages, 22€

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10 réflexions au sujet de « « Le livre des Baltimore » de Joël Dicker »

  1. Rien que de relire ta chronique, cela me ramène il y a deux mois, quand j’ai eu la chance de le lire. Je n’en avais même pas très envie au début, c’est une amie qui avait lu l’Affaire Harry Québert qui me la prêté. Je ne connaissais pas l’auteur. Je savais juste qu’il y avait un Drame. Et j’aime les histoires où je me pose des questions tout du long.
    Et puis finalement, je me suis rendue compte que le Drame n’était plus si important, l’important c’était que j’étais vraiment attachée à eux, et que j’avais mal pour eux car je savais qu’ils allaient souffrir. La peinture lisse se craquelle comme tu l’as si bien dis.
    Merci pour cette chronique, et au plaisir de te lire ^_^
    Bises

  2. Ouh. Je l’ai eu à Noël, je crois qu’après avoir évacué mes lectures de bibliothèque (à rendre rapidement), je me lancerai dans celui-là ! 😀 J’ai adoré « La vérité sur l’affaire Harry Québert », ta conclusion me fait avoir encore plus hâte 😉

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