« Celles de la rivière » de Valerie Geary #Rentrée littéraire 2015

9782280282475-001-X_5Après le décès de leur mère, Sam et Ollie, encore toutes jeunes, doivent aller vivre chez leur père. Il a pour logis une tente sur un terrain en bord de rivière. On le surnomme Ours. Il aimait profondément sa femme et ses filles mais n’a jamais su s’adapter à la vie normale dans une maison. C’est pourquoi il a vécu de son côté, recevant ses filles pour les vacances. Mais désormais, ils vont devoir apprendre à vivre tous les trois ensemble.

Leurs débuts vont vite être tourmentés par un assassinat. Une jeune femme a été retrouvée morte dans la rivière. Or, Sam et Ollie l’ont vue dans l’eau mais ne l’ont dit à personne. Ours leur a ramené une veste qu’il aurait trouvée dans les bois mais elle est tachée de sang. Il n’était pas dans la tente la nuit du meurtre.

Sam a peur que son père soit le coupable et n’ose pas dire ce qu’elle sait à la police. Quant à Ollie, elle ne parle plus depuis le décès de sa mère. Elle voit des fantômes, qui lui parlent et lui volent ses mots. Le silence des deux jeunes filles va faire plus de mal que de bien à Ours, que la police va vite soupçonner à son tour.

J’ai beaucoup aimé ce roman où le suspense est double, grâce justement à la double narration des filles. Sam est l’aînée, pragmatique et réfléchie. Elle accuse sa soeur d’inventer ses histoires de fantôme et compte bien sortir Ours de ce mauvais pas, persuadée qu’il n’y est pour rien dans cette histoire de meurtre. Ollie, quant à elle, SAIT quelque chose, mais la femme fantôme qui la suit tout le temps ne la laisse pas s’exprimer, elle pousse le crayon de la petite fille dès qu’elle essaie d’écrire un message faute de parole.

Du fait, Celles de la rivière est un roman de mystère sans être un roman policier. Qui a tué si ce n’est Ours ? Pourquoi ? Que sait Ollie ? Comment les deux jeunes filles vont-elles s’en sortir sans leur père ?

Elles sont toutes deux différentes avec un caractère bien trempé qui les rend attachantes. On les suit en admirant leur sagesse ou au contraire en voyant qu’elles vont droit dans le mur. Dans un cas comme dans l’autre, on ne peut pas rester indifférent face aux épreuves qu’elles traversent et à leur courage.

J’ai passé un excellent moment avec ce premier roman de Valerie Geary, que je vous recommande chaudement.

Merci à Babelio et aux éditions Mosaic !

Mosaic, 2015, ISBN 978-2-2802-8247-5, 393 pages, 18,90€

babeliochallenge2015

Publicités

6 réflexions au sujet de « « Celles de la rivière » de Valerie Geary #Rentrée littéraire 2015 »

A vous les micros !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s