« Un bonheur si fragile – T1 : L’engagement » de Michel David

61ZHBoSRZELjoli-coeurVous aurez sans doute reconnu la patte de Régis Loisel et de Jean-Louis Tripp derrière cette couverture qui rappelle les aventures de notre Marie dans la série BD Magasin Général. Dès lors, vous êtes en droit d’espérer cette atmosphère rurale authentique que vous avez tant aimer et des personnages auxquels vous vous attacherez.

Eh bien je vous le dis tout de suite, vous ne serez pas déçus. Je suis tombée sous le charme dès les premières pages de ce premier volet d’une série en quatre volumes.

Nous sommes en 1901, au Québec. La jeune Corinne vit avec ses parents et ses trois frères. Les deux aînés sont partis au chantier pendant l’hiver et vont bientôt revenir courtiser leurs amoureuses.

C’est une très belle jeune femme, dévouée et travailleuse (sauf pour faire le train, i.e traire les vaches). Elle pourrait se marier avec n’importe quel bon gars du village, mais elle a choisi Laurent Boisvert, d’un village voisin. Lui aussi va revenir du chantier après l’hiver et pourra de nouveau veiller avec sa belle pour quelques soirées. Toujours est-il qu’alors que ses deux frères sont revenus depuis une semaine, Laurent n’a toujours pas pointé le bout de son nez. Entre courtiser ou fêter, il faut choisir ! Et Laurent a choisi.

Corinne est une femme intelligente et de caractère mais aussi très amoureuse. Elle va se marier avec l’homme qu’elle croit être le bon sans imaginer ce qu’il lui fera subir. Car Laurent n’est pas méchant, mais c’est un paresseux, un ivrogne et un lâche. Pour faire court. Et contrairement à ce que vous pourriez penser, Corinne ne passe pas du tout pour une cruche. Elle reste courageuse et fait tout pour maintenir à flot la vie du ménage. Elle est dotée d’un grand coeur et fait tout ce qu’elle peut pour aider les autres.

A côté de l’histoire de Corinne et Laurent, il y a aussi leurs familles. Le jour et la nuit ! Chez les Joyal, on s’aime et on s’aide. Chez les Boisvert, on est pingre et froid comme la pierre. Et puis il y a ces histoires de villages, avec le curé porté sur la bouteille qui se bat pour faire reconstruire son église à un endroit, la partie adverse qui veut la reconstruire à un autre etc.

L’atmosphère est particulièrement bien rendue, on a vraiment l’impression de vivre au milieu de Québécois du début du 20è siècle. La langue est délicieuse : « pantoute », « c’est de valeur », laisse faire »… L’éditeur précise dans l’avant-propos qu’il a fait le choix de garder les particularités du langage de Michel David, qu’il s’agisse de tournures anciennes ou de québécismes. C’est justement ce qui donne toute son authenticité au récit. Entre la neige, la traite, le poêle qui doit être surveillé, la fabrication du pain etc, on évolue totalement dans ce mode de vie à l’ancienne bourré de charme. Quant à l’écriture de Michel David, elle coule comme du miel doux et sucré. Un régal.

J’ai tellement aimé que le deuxième tome m’attend déjà sur ma PAL. J’ai hâte de retrouver tout ce petit monde.

Un grand merci à Babelio et aux éditions Kennes pour ce partenariat à l’occasion d’une opération Masse Critique.

Kennes, 2015, ISBN 978-2-8758-0088-6, 531 pages, 20,95€

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