« Le bateau qui ne voulait pas flotter » de Farley Mowat

41RCEVacPHL._SX301_BO1,204,203,200_Si vous aimez les romans d’aventure dans lesquels les catastrophes s’enchaînent avec des situations plus que cocasses, n’hésitez pas à monter à bord du bateau qui ne voulait pas flotter.

Farley Mowat campe son propre personnage. Après s’être établi quelques temps au bord d’un lac, l’envie lui est venue de prendre le large en compagnie de son ami et éditeur Jack McClelland. Farley étant plus disponible que ce dernier, c’est lui qui est parti à Terre-Neuve en reconnaissance pour acheter le bateau qui les emmènerait sur la mer. Malheureusement, rien ne s’est passé comme prévu.

Le bateau acheté dans le brouillard persistant s’est avéré une épave. Les réparations ont mis beaucoup plus de temps que prévu. Il est vrai que le temps est une chose toute relative, et sur une île où les habitants vivent au sein de petites communautés de pêche, de chasse et de rhum, il s’étend en longueur.

Une fois le bateau nommé Fleur de Passion fin prêt, voilà Farley parti pour de nouvelles aventures. Des aventures au bord des côtes, car Fleur de Passion est têtue et prend l’eau. Elle ne veut pas flotter.

Davantage qu’un roman maritime, Le bateau qui ne voulait pas flotter est un roman picaresque au cours duquel Farley rencontre des personnages plus pittoresques les uns que les autres. Les îliens forment une communauté à part et cela se ressent fortement sur ce bout de terre où les caractères sont aussi rudes que les falaises au bord desquelles ils vivent. Mais le rhum est là pour réchauffer les coeurs.

C’est un roman très drôle, avec un humour décalé. Il y a notamment ce passage dans lequelFarley explique qu’il faut beaucoup d’optimisme aux pêcheurs, jusqu’à ce que le lecteur se rende compte que cet optimisme se présente sous forme liquide dans des bouteilles en verre. C’est aussi une immersion dans la vie des habitants de Terre-Neuve, une région méconnue des Français qui y ont pourtant laissé un héritage, avec les pêcheurs basques notamment, dont les descendants perpétuent la lignée.

C’est un roman idéal pour une lecture dépaysante, divertissante et rafraîchissante. Vous ne vous ennuierez pas !

Chronique rédigée pour Les Chroniques de l’Imaginaire

Folio, 2014, ISBN 978-2-07-046336-7, 348 pages, 8€

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7 réflexions au sujet de « « Le bateau qui ne voulait pas flotter » de Farley Mowat »

        1. J’ai arrêté de compter, au début je les enregistrais sur le blog dans la partie PAL mais c’est pas à jour du tout !!

  1. Ah mais je suis très tentée mine de rien, tu me dis bateau et situations cocasses en général je note….
    Merci de billet réjouissant.

A vous les micros !

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