« La bibliothèque des coeurs cabossés » de Katarina Bivald

la-bibliotheque-des-coeurs-cabossesLorsque je suis tombée sur ce roman, trois choses m’ont attirée : 1) le mot « bibliothèque » 2) le dessin d’une bibliothèque 3) la mention sur le bandeau du Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates que j’avais adoré. Trois bonnes raisons de ne pas résister à l’appel du livre.

Sara vit en Suède. Elle travaillait dans une librairie qui vient de fermer et perd donc son emploi. Désœuvrée, elle accepte la proposition de sa correspondante américaine de venir la rejoindre quelques semaines dans l’Iowa. Elles se sont connues d’abord par un achat de livre, puis ont entretenu une relation épistolaire. Sara arrive donc dans l’Iowa. Mais une mauvaise surprise l’attend : Amy est morte.

Les habitants du minuscule village désolé l’encouragent à vivre le temps de son séjour aux Etats-Unis dans la maison d’Amy et la prennent plus ou moins sous son aile. Malgré les inimitiés entre les habitants, il y a beaucoup d’entraide, si bien qu’Amy ne paie jamais pour rien : ni son loyer, ni ses courses, ni ses déplacements. Voulant offrir quelque chose en retour, elle propose d’utiliser le local vide du défunt mari d’Amy pour y créer une librairie en y travaillant bénévolement. Étonnamment, cela va avoir un impact conséquent sur le village qui va soudain reprendre vie.

Jusque là, tout va bien pour la lectrice que je suis. La promesse d’une bibliothèque est bien là, Sara parle de livres et quand on a lu les mêmes il y a un effet madeleine de Proust bien agréable. En revanche, je ne vois vraiment pas le rapport avec le cercle littéraire des amateurs… Certes, Amy et Sara se sont écrits et certaines lettres d’Amy sont reproduites, mais cela s’arrête là. Une personne arrive et met un peu d’animation dans le village ? Oui, c’est peut-être un point commun mais il faut y mettre de la bonne volonté pour voir le parallèle. Bref, cela n’a pas d’importance.

Même si la thématique du roman avait tout pour me séduire, je suis déçue de cette lecture. Car j’avais oublié de lire quelque chose dans le titre : « des cœurs cabossés ». Sara tombe amoureuse de Tom, Tom tombe amoureux de Sara, mais chacun refuse de l’avouer à l’autre parce qu’il croit qu’il va être repoussé. Cela donne lieu à un jeu « je t’aime moi non plus » interminable. Les autres amourettes qui se créent sont déjà mieux traitées, même si au bout d’un moment tout cet étalage de petits cœurs m’insupporte.

Au final, j’ai trouvé cette histoire terriblement cucul, et le moyen trouvé par les habitants pour faire rester Amy après expiration de son visa ridicule. Dommage, c’était pourtant bien parti.

Denoël, 2015, ISBN 9782207117750, 496 pages, 21,90€

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17 réflexions au sujet de « « La bibliothèque des coeurs cabossés » de Katarina Bivald »

  1. Oh zut! Je l’avais ajoute dans ma wish list après avoir lu des avis positifs. Les histoires d’amour, j’aime bien, a petite dose cela dit et pas si elles sont cucul. Je le mets entre parentheses alors!

    1. Les histoires d’amour ne me fascinent pas mais je supporte quand même, alors que là j’ai vraiment trouvé ça très cucul. Je préfère le dire avant que tu ne tombes dans le piège ! ^^

  2. J’ai également été déçue par cette lecture, mais pas pour les mêmes raisons que toi En effet, je me doutais déjà qu’il allait y avoir des passages cucul et je m’étais en quelque sort préparée à cela. Ce qui m’a le plus dérangé c’est le manque d’action et les stéréotypes !

    1. Ah oui, c’est bien vrai, il y en a des stéréotypes ! La vision donnée des gens qui aiment lire est franchement caricaturale,et l’inverse aussi d’ailleurs.

  3. Malgré plusieurs avis enthousiastes je ne suis pas tentée par ce livre. Je sentais bien le truc mièvre à souhait et c’est tout ce que je déteste.

  4. Je n’avais pas eu un coup de coeur mais j’avais bien aimé cette lecture, qui m’avait fait beaucoup de bien, dans le sens où j’avais beaucoup beaucoup aimé l’ambiance de la librairie ! Et j’ai craqué sur son classement (oui c’est du détail !). Mais en fait ce que j’ai préféré, c’est la détermination de Sara à trouver un livre pour chaque habitant. Un livre qui permettra à chaque personne de se (re)trouver et d’aimer la lecture. Chaque personne au monde a un livre qui lui correspond, un livre qui lui fera du bien. Tout est dit selon moi…

    Après, j’avoue, je passe outre la pseudo-romance vraiment pas terrible !

  5. J’ai vu plusieurs billets sur ce livre qui sont assez unanimes pour dire comme toi que c’est u peu trop léger. Je passe mon tour face à cette unanimité 😉

A vous les micros !

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