« Le syndrome de Croyde » de Marc Welinski

ob_884f3b_syndrome-de-croydeAgnès est une femme d’affaires accomplie, en passe d’être élue business woman de l’année. En amour, tout va bien aussi. Elle est depuis de nombreuses années mariée à Dany, qui lui est au chômage. Il est heureux du succès d’Agnès mais se sent mal à l’aise aux yeux des autres dans son rôle d’homme au foyer. Pourtant sa femme ne lui en tient pas du tout rigueur.

Tout allait pour le mieux, donc, jusqu’à ce qu’Agnès assiste trois jours consécutifs à trois incidents de voyageurs dans le métro. La première fois l’a ébranlée, car elle a vu la victime écrasée sur les rails. Mais les fois suivantes l’ont tétanisée, car elle est persuadée d’une part qu’il ne s’agit pas de suicides mais qu’il y a un pousseur. Voire une pousseuse selon ce dont elle semble se souvenir. D’autre part, elle est certaine qu’il ne s’agit pas d’une coïncidence si elle se trouvait sur les lieux au même moment : elle était en réalité la cible.

Son mari et sa meilleure amie Anne essaient tant bien que mal de la raisonner. Lorsque Dany l’invite à partir en week-end pour décompresser, le pire est à venir. Lors de la visite d’un château, une femme tombe dans le vide et meurt. Cette fois, il y a vraiment anguille sous roche. Anne, qui est psychiatre, est persuadée qu’Agnès est victime du syndrome de Croyde, une envie irrépressible de se jeter dans le vide, que certains assouvissent par procuration en poussant d’autres personnes.

Dès lors, le diagnostic est établi et la situation prend une nouvelle tournure. De témoin, Agnès passe à criminelle. Et là voilà donc admise dans un établissement à Etretat consacré aux patients qui souffrent du même syndrome.

L’intrigue est habilement construite, car arrivés à la fin du roman, tout se tient. On comprend le pourquoi, le comment etc. Oui, car vous vous en doutez, on n’est pas sûrs qu’Agnès soit malade. Ne serait-on pas en train de la manipuler ? Donc oui, au niveau de l’articulation de l’intrigue, c’est pas mal.

Mais c’est long. Au bout d’un moment on aimerait bien cesser de tourner autour du pot et connaître enfin le fin mot de l’histoire. Par ailleurs, j’ai trouvé les situations peu crédibles. Cela sent trop l’intrigue posée sur papier et qu’on fait dérouler selon un plan sans se rendre compte que les probabilités pour que ce plan se déroule exactement comme cela sont assez ténues. Qui plus est, comment une femme aussi intelligente et équilibrée qu’Agnès peut-elle se laisser aller au doute à ce point ?

Au final, je n’ai pas passé un mauvais moment avec ce roman, mais je ne le trouve pas suffisamment intéressant pour vous le recommander. On connait mieux en thrillers psychologiques.

Editions DC, 2013, ISBN 978-2-9542117-3-2, 514 pages, 18€

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3 réflexions au sujet de « « Le syndrome de Croyde » de Marc Welinski »

  1. Ah dommage car l’histoire a l’air passionnante mais c’est parfois le problème avec les pavés, certains auteurs rallongent inutilement leur récit !

A vous les micros !

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