« Une étude en écarlate » de Jean d’Aillon

61kZwEnhF5LParis, 1421. Les tracés de la France ne ressemblent en rien à ce qu’ils sont aujourd’hui. Le roi Charles VI, atteint de folie, a élu domicile en Touraine. Le dauphin Charles VII est désavoué par sa mère Isabeau. Elle-même s’est alliée aux Anglais pour qu’ils règnent sur la France, avec le soutien des Bourguignons. Les Armagnacs se sont, eux, ralliés à la cause de Charles VII.

Dans ce contexte plutôt compliqué, deux Anglais sont présents à Paris : le clerc Edward Holmes et l’archer Gower Watson. Toute ressemblance avec deux personnages connus de la littérature britannique n’est pas fortuite, puisque Jean D’Aillon explique dans un prologue d’où lui vient l’idée d’utiliser ces deux noms.

Edward Holmes ne sait pas s’ennuyer, il se plait à résoudre mystères et énigmes, surtout quand cela peut aider les plus faibles. Il se fait ainsi une petite réputation en innocentant des hommes injustement jetés en prison. De son côté, Gower Watson s’entraîne à l’arc et épate les spectateurs en accomplissant des prouesses inégalées.

Dans le même temps, un complot destiné à tuer le roi d’Angleterre lors de son arrivée à Paris est en train de se mettre en place. Holmes et Watson parviendront-ils à le déjouer ? Et ce Lusignan, dont la famille a été massacrée par les bouchers de Paris, quel rôle a-t-il à jouer dans cette histoire ?

Pour être tout à fait honnête, on ne rentre pas facilement dans ce roman. Le contexte historique et politique est narré avec force détails, avec des parenthèses explicatives plutôt longues qu n’aident pas à garder le fil de l’histoire. Jean d’Aillon use pourtant d’une langue riche et d’un vocabulaire adapté à l’époque, ce qui rend le récit très agréable à lire. Puis, dès lors que l’intrigue qui nous occupe se met en place, l’ennui relatif qui pouvait prédominer dans les premières pages s’efface totalement pour laisser la place à un roman policier historique passionnant.

C’est un ouvrage très riche au final, tant au point de vue de l’histoire que du contexte historique particulièrement fouillé. Le préambule est un tantinet longuet de prime abord mais, une fois le livre terminé, on sort de cette lecture avec de nouvelles connaissances très intéressantes. L’écriture est de plus très soignée, ce qui accroît notre plaisir.

Un début plus que prometteur pour cette nouvelle série.

Chronique rédigée pour Les Chroniques de l’Imaginaire

10/18, 2015, ISBN 978-2-264-06549-0, 499 pages, 8,80€

challenge polar

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4 réflexions au sujet de « « Une étude en écarlate » de Jean d’Aillon »

  1. J’ai craqué il n’y a pas longtemps et il a rejoint ma PAL. Il faudra que je l’en sorte rapidement, parce que les billets sur ce livre sont plutôt positifs.

A vous les micros !

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