« Un monde de brut » de Pancho

COUV PANCHO-crg.inddJ’ai reçu ce livre grâce au Masse Critique de Babelio. Il s’agit d’un recueil de caricatures du dessinateur Pancho, un Vénézuélien qui a exercé son art dans son pays de naissance et en Uruguay, pour des journaux principalement. Il vit en France depuis 1983, où ses caricatures sont publiées notamment dans Le Monde ou encore Le Canard enchaîné. A l’étranger, il collabore avec The Herald Tribune, Il Sole 24 Ore

En clair, Pancho est un caricaturiste connu et reconnu. Imaginez alors ma gêne de ne pas avoir franchement aimé ce recueil, ce qui explique pourquoi je publie ce billet au dernier moment.

Comme vous le savez tous, on sort à peine du drame du 7 janvier, les caricaturistes ont été malmenés, certains mauvais esprits allant jusqu’à dire que « ils l’ont bien cherché ». Inutile de revenir sur ce débat stupide, on a de l’humour ou on en pas, mais ils n’ont rien cherché du tout. Bref.

Mais on a tellement défendu le métier de caricaturiste que du coup, je ne me sens pas le droit de ne pas avoir apprécier plus que cela Un monde de brut. Toutefois, comme le but de ce blog est de dire ce que je pense moi (après tout), je le dis : je n’ai pas trop aimé.

Pourquoi ? Parce que je n’ai pas compris la moitié des dessins. Eh oui (même si j’exagère un peu). Alors je suis peut-être inculte, ou je ne sais pas lire un dessin au 4è ou 5è ou 6è degré, en tout cas un degré tellement élevé que la portée humoristique m’échappe totalement. Je ne pense pas manquer d’humour, surtout que j’aime bien l’humour cynique généralement porté par les dessins de caricaturistes.

L’ouvrage recense les meilleurs dessins de Pancho sur environ vingt ans. Alors oui, parfois je le confesse, c’est un manque de culture. Quand on parle d’actualités qui se sont passées quand j’étais toute gamine, ça me passe un peu au-dessus. Mais souvent, la dimension humoristique ou seulement dénonciatrice m’échappe. Je pense que pour apprécier pleinement cet ouvrage il faut un peu de bouteille, ou alors avoir suivi les actualités avec assiduité à l’âge où je regardais Premiers Baisers.

Parler d’un livre de dessins sans vous les montrer ne serait que peu judicieux, je partage donc avec vous quelques caricatures qui m’ont plu, puis quelques autres qui m’ont laissé de marbre.

unnamed (4) unnamed (1)unnamed (8)unnamed (9)Et là où ça coince…

unnamed (6)
Ici je ne sais pas à quoi ce dessin fait référence.

unnamed unnamed (7) unnamed (3)Je remercie Babelio et les Editions Baker Street pour ce partenariat !

Editions Baker Street, 2015, ISBN 978-2-917559-55-0, 146 pages, 18€

Publicités

3 réflexions au sujet de « « Un monde de brut » de Pancho »

  1. Les Harkis c’est des gens qui ont été du côté de Français pendant la Guerre d’Algérie, mais je ne sais plus les détails. Pour le reste de ce que tu n’as pas compris je pense qu’il cherche à dénoncer l’indifférence face aux problèmes de société : argent vs humanité, luxe vs écologie / double sens sur « fioul » : « pétrole » (donc richesse) mais polluant ! Je vois dans la dernière l’irresponsabilité des banques, peut-être aussi l’employé qui est là juste pour servir de façade mais sans rien suivre, je ne sais pas.
    Moi ça me plaît ! 🙂

    1. Ah mais oui, les Harkis !Va savoir pourquoi j’étais partie sur un nom de famille et du coup je n’ai pas cherché plus loin pfff.
      Mais c’est tant mieux si ça te plait à toi 🙂

  2. Les harkis ne sont-ils pas ceux qui ont aidé la France durant la guerre d’Algérie ??

    « Désigne, au sens strict, un individu servant en Algérie coloniale dans une formation paramilitaire (…) En Algérie, harki est devenu synonyme de traître et de collaborateur ». Voici ce que me dit Wiki.

    Le dessin me fait penser à une illustration de la France qui laisse tomber ses harkis qui l’ont aidé, alors que la France était en tort pour les exactions commise en Algérie. Voilà ce que ça m’inspire…

    Les vieux coûtent de l’argent à la sécu, donc, les soigner est devenu un luxe.

    Les huîtres après les passages des pétroliers qui avaient perdu leur cargaison de fioul.

    La petite vieille qui a confié de l’argent à la banque et qui a peur de ne pas les retrouver ses sous… et le banquier qui leur demande comment il était, son argent (actions, subrimes, obligations ou autres produits toxiques – ou tout simplement comme s’il était gérant des objets perdus et que cela concernait un parapluie).

    Maintenant, ceci n’est que la perception que j’en ai. Je peux aussi me planter. Mais en les voyant, c’est ce qui me vient à l’esprit et si ça peut te permettre de les comprendre et de les voir autrement, j’aurais fait quelque chose de ma journée 😉

A vous les micros !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s