« Chambre 507 » de J.C Hutchins & Jordan Weisman

507A New York, l’hôpital Brinkvale concentre les pires criminels qui soient. Ils ont commis des actes terribles et leur état mental est tel qu’ils ne peuvent être traités ailleurs. Une équipe se relaie pour s’occuper des prisonniers-patients, enfouis dans les sous-sols de l’établissement.

Zach est l’un deux. Son rôle ? Art-thérapeute. Il tente d’approcher les patients via des activités artistiques. C’est notamment ainsi, grâce à la couture, qu’il a pu amener un détenu à confesser où il avait caché les corps de ses victimes.

Son nouveau patient est un cas étrange. En effet, Martin Grace est accusé d’un grand nombre de crimes sans qu’un modus operandi précis ne les relie entre eux. Mais il connaissait chacune des victimes. Le fait est pourtant qu’il avait un alibi solide pour chacun des meurtres. Autre particularité : les crimes ont cessé dès que Martin est devenu d’un jour à l’autre aveugle, comme s’il s’agissait de sa propre volonté. Le procès de Martin Grace va avoir lieu et il n’appartient pas à Zach de juger s’il est coupable ou non, mais de déterminer s’il est doté de toutes ses facultés mentales pour être jugé normalement.

Le jeune thérapeute ne se doute pas qu’il va être confronté à la pire expérience de sa vie. Martin Grace invente-t-il ses histoires de prémonition ? Est-il la proie de visions, comme il le prétend ? Et surtout : qui est l’homme sombre ? Serait-ce le même que celui dont Zach se souvient dans son enfance ?

A première vue, tous les ingrédients sont là pour entraîner le lecteur dans une histoire d’épouvante digne de Stephen King. Le suspect inquiétant et charismatique. Une ambiance angoissante, dans laquelle le surnaturel pointe son nez plus qu’à son tour. Et pendant une bonne moitié du roman, le lecteur est tenu en haleine. Il se pose des questions aux côtés de Zach, et commence à remettre en cause les explications rationnelles pour admettre qu’il existe une part d’ombre inexpliquée.

Mais les auteurs n’ont pas tenu leur promesse. Si l’histoire autour de Martin Grace est traitée jusqu’au bout, de façon plus ou moins satisfaisante (la fin tombe à plat à mon sens), celle qui attise notre curiosité autour de la vie personnelle de Zach passe complètement à la trappe : un mystère est soulevé, entretenu, puis complètement oublié. Quand on songe qu’il y a deux auteurs, il est vraiment dommage qu’aucun n’ait songé à revenir sur un événement pourtant majeur de la vie de Zach (à moins que le meurtre de sa mère ne soit finalement pas si grave que ça, tout est relatif après tout).

Ce roman est donc une déception, car le dernier tiers du roman n’est pas du tout à la hauteur de ce que le début intrigant et bien mené laissait présager. Dommage !

Chronique rédigée pour Les Chroniques de l’Imaginaire

Editions Super 8, 2014, ISBN 978-2-37056-002-5, 415 pages, 20€

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