« La grâce des brigands » de Véronique Ovaldé

71ftAk74sILimg_0839-2Maria Cristina Väätonen vit en Californie, loin de sa famille qu’elle ne voit plus et dont elle n’a plus que de rares nouvelles. Elle est devenue une écrivain à succès, alors que son enfance la prédestinait à une vie rangée et pieuse. Son départ de Lapérouse, au Canada, a été un coup de tonnerre dans la famille, l’acte qui en a fait une persona non grata. Contre toute attente, elle reçoit un soir un appel de sa mère, qui lui demande de venir chercher son neveu pour l’emmener et s’en occuper.

C’est la stupeur pour Maria Cristina. Entendre la voix de sa mère. Apprendre que sa sœur a eu un enfant. Devoir s’en occuper. L’écrivain solitaire à la vie pas si rangée ne sait pas comment réagir face à cette nouvelle, qui ouvre les vannes du flot de souvenirs qu’elle contenait dans sa nouvelle vie.

Nous sommes ainsi amenés à découvrir l’enfance de Maria Cristina, en passant d’abord par celle de ses parents, en particulier son père, d’origine finlandaise. Véronique Ovaldé développe la genèse de la famille Vatäänen, qui a connu son lot d’espoirs et de déceptions. La petite fille a grandi dans un petit village rustique, entourée d’un amour mesuré. On apprend qu’un drame s’est abattu sur la famille et que Maria Cristina pâtit des conséquences.

En parallèle, le roman s’articule également autour de la vie actuelle de Maria Cristina, avec son ami, mentor et amant Claramunt. Elle y évoque ses choix, ses doutes, ses regrets. Et ses réflexions sur la décision à prendre quant à son neveu…

La grâce des brigands est un très beau roman, délicat et sensible, qui confirme le talent de son auteure.

Chronique rédigée pour Les Chroniques de l’Imaginaire

Points, 2014, ISBN 978-2-7578-4308-6, 276 pages, 6,90€

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15 réflexions au sujet de « « La grâce des brigands » de Véronique Ovaldé »

  1. Je reste sur une impression mitigée pour ma part. Mais je crois que je vais essayer un autre titre de l’auteur, pour voir.

    1. Tout dépend si tu es restée sur ta faim à cause du style ou à cause de l’histoire. Je vais la relire aussi en tout cas, même si ce n’est pas pour les mêmes raisons que toi ^^

  2. Véronique Ovaldé est décidément une auteure que j’aime beaucoup, mais j’ai toujours un faible particulier pour « Ce que je sais de Vera Candida »

A vous les micros !

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