« Les damnés de Paris », de Michaël Le Galli & Marie Jaffredo

51-SOPGrbiL._En 1869, Constance arrive à la gare Saint-Lazare. Elle ne connait ni Paris, ni personne dans cette ville et c’est au hasard qu’elle essaie de trouver un logement dans la capitale. La vie y est autrement différente qu’en province, ainsi que les mœurs et les prix. Sa première rencontre avec une tenancière de maison close donne le ton de ce qui l’attend. Mais elle a la chance de tomber sur un gamin qui la mène dans un autre foyer bien plus charmant.

Constance est donc installée à Montmartre, avec pour compagnie le vieux propriétaire de la maison et surtout Darius, un orphelin à la gavroche qui vit de petits boulots pour payer sa chambre. Il est lui-même protégé par Argan, qui lui tient lieu de grand frère et l’a pris sous son aile.

Bientôt, Constance dévoile la raison de sa venue à la capitale : elle veut retrouver l’enfant qui lui a été enlevé la naissance par sa famille car elle l’a eu hors mariage. Elle sait qu’il est à Paris, mais où ? Telle est la question à laquelle elle va tenter de répondre avec l’aide de Darius. Et également d’un des employeurs de Darius, un caricaturiste renommé qui va tomber sous le charme de la belle. A eux trois, ils vont tenter de localiser l’enfant de Constance.

Les-damnes-de-Paris-3Dans un contexte parisien bien rendu, grâce notamment aux vignettes subtilement dessinées de Marie Jaffredo et à ses doux tons pastels, nous rencontrons plusieurs personnages de l’époque : GambettaZola… Une contextualisation qui enrichit l’ancrage historique du récit.

Si l’intrigue liée à la recherche du fils de Constance est intéressante et bien menée, ce qui magnifie cette histoire, c’est l’évolution des personnages. Il ne s’agit pas d’un récit proprement linéaire, avec un mystère à résoudre et sa résolution. Que ce soit Constance, Darius ou Gill, le caricaturiste, nous assistons pour chacun à des changements radicaux et complètement inattendus. L’ouvrage ne se termine pas du tout comme on aurait été en droit de s’y attendre et c’est absolument réjouissant. Tragique, mais réjouissant.

Une très belle surprise !

Vents d’Ouest, 2014, ISBN 978-2-7493-0695-7, 127 pages, 22€

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16 réflexions au sujet de « « Les damnés de Paris », de Michaël Le Galli & Marie Jaffredo »

    1. C’est un album complet : une histoire sympathiques, de très beaux dessins, des personnages attachants, une atmosphère… Oui oui, à retenir ^^

  1. itou, tu donnes envie de le lire, je vais tenter de la feuilleter, voir de les trouver ses Damnés de Paris !
    Sympa le fond de ton blog, cela fait bien longtemps que je ne suis pas passé… mais bon, je reviens !!

    1. Le nombre de fois où je me suis dit « Mais que devient OliV ?? Il faut que je lui envoie un message ! »
      Mais je suis tête en l’air, ne m’en veux pas…

  2. Oh là là comment tu m’as donné envie de le lire et il n’est pas dans ma médiathèque, c’est officiel je te déteste 😉 !!

A vous les micros !

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