« Les évaporés », de Thomas B. Reverty

7764523859_les-evapores-de-thomas-reverdyPrésentation de l’éditeur : Ici, lorsque quelqu’un disparaît, on dit simplement qu’il s’est évaporé, personne ne le recherche, ni la police parce qu’il n’y a pas de crime, ni la famille parce qu’elle est déshonorée. Partir sans donner d’explication, c’est précisément ce que Kaze a fait cette nuit-là. Comment peut-on s’évaporer si facilement ? Et pour quelles raisons ? C’est ce qu’aimerait comprendre Richard B. en accompagnant Yukiko au Japon pour retrouver son père, Kaze. Pour cette femme qu’il aime encore, il mènera l’enquête dans un Japon parallèle, celui du quartier des travailleurs pauvres de San’ya à Tokyo…

Mon avis : J’ai commencé ce roman avec beaucoup d’enthousiasme. La culture japonaise m’intrigue beaucoup, j’étais très curieuse de connaître le phénomène des évaporés. Ce sont des gens qui par honte, ou pour ne pas mettre leur famille dans une mauvaise situation, choisissent de disparaître. Ils deviennent des anonymes ailleurs.

Le père de Yukiko est devenu un de ces évaporés suite à des problèmes au travail. Il s’attendait à une promotion, au lieu de cela il s’est fait virer et pourrait savoir quelque chose qui mettrait en danger sa famille. D’où son départ.

Yukiko se rend au Japon après plusieurs années d’absence pour rejoindre sa mère ébranlée. Elle demande à son ex, Richard, un détective, de l’accompagner pour essayer de retrouver son père.

Je ne vais pas faire un long billet parce que je suis déçue de ce roman. Je me suis ennuyée. J’ai eu l’impression de survoler l’histoire, qui manque de profondeur. De Yukiko on ne sait pas grand chose à part que Richard fantasme sur elle, de ces évaporés on en sait un peu plus mais je n’ai pas réussi à vraiment à comprendre leurs motivations.

Ce qui me frappe tout de même, c’est que ce fait est connu et accepté au Japon. C’est un choix qui relève plus de l’honneur que de la lâcheté. La police ne cherche pas ceux qui choisissent de s’évaporer. J’ai aussi apprécié le contexte de ce Japon post-Fukushima et en savoir plus sur le traumatisme de cet évènement. Mais encore une fois, c’est survolé.

J’ai vraiment eu du mal avec la narration, trop fragmentée. De courts chapitres se succèdent, chacun abordant l’histoire du point de vue d’un des protagonistes : Richard, Yukiko, le père, la mère, un enfant évaporé… D’où mon sentiment de manque de profondeur, on ne fait que butiner d’un personne à un autre.

Un roman que j’oublierai très vite, dommage.

Flammarion, 2013, ISBN 978-2-0813-0705-6, 303 pages, 19€

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20 réflexions au sujet de « « Les évaporés », de Thomas B. Reverty »

  1. Ah bah ça alors ! Première critique négative que je lis ! Mais c’est bien… j’aime que les livres suscitent des réactions diverses… Je ne l’ai pas encore lu…

    1. Je n’ai lu aucune autre critique mais ça ne m’étonne pas que d’autres aient aimé davantage. C’est l’inconvénient quand on attend quelque chose d’un roman, on prend le risque d’être déçu.

    1. C’est un roman avec une grosse police et de petits chapitres, donc j’en suis quand même facilement venu à bout. Donc c’est dommage mais ça ne m’aura pas fait perdre trop de temps ^^

    1. J’ai peut-être été trop exigeante. Je voulais en apprendre davantage sur ces évaporés, je trouve qu’on se disperse trop avec l’histoire d’amour unilatérale entre Richard et Yukiko. J’aurais aimé que l’auteur se concentre vraiment sur les évaporés.

    1. Il faut bien qu’il y ait des vilains petits canards pour moi ^^ Je plaisante évidemment, on reçoit tous une lecture à notre façon, selon nos attentes. Ça ne correspond pas à ce à quoi je m’attendais.

      1. je suis d’accord, on reçoit le message d’un livre en fonction de notre état intérieur du moment. l’extraordinaire voyage du fakir…. » je m’attendais à quelque chose de bien vu le nombre de ventes et bof, tombée à côté….

  2. Je viens de le finir et j’ai plutôt bien aimé – non, à vrai dire, pour être honnête et sans me laisser influencer par ton billet, je dois reconnaître que j’ai bien aimé, surtout la fin d’ailleurs à laquelle je ne m’attendais pas du tout. Je dois encore rédiger mon billet.

    1. La fin est surprenante, je te l’accorde volontiers. Mais je reste tellement sur ma faim ! J’aurais tellement aimé vivre encore plus de ces évaporés, je reste frustrée 😦

A vous les micros !

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