« Les ignorants », d’Etienne Davodeau

Les-IgnorantsRésumé : Etienne Davodeau écrit et dessine des bandes dessinées, Richard Leroy fait du vin. Rien de commun entre ces deux hommes, à part peut-être une part de création. Etienne Davodeau a eu envie d’un échange, en entrant dans le monde du vigneron, qui lui-même est entré dans celui de l’auteur. De cet échange est sorti cette BD.

Mon avis : fabuleux !

J’avais détesté Le chien qui louche, me voilà réconciliée avec Davodeau !

Cet album retrace ce qu’ont partagé pendant plusieurs mois l’écrivain et le vigneron, depuis la proposition de l’idée jusqu’aux au revoirs.

Nous posons nos valises chez Richard Leroy, qui présente sa vigne, explique comment il la soigne, l’écoute et prend soin d’elle. Il en parle comme un amant. On sent l’amour de son métier, de son produit et de son authenticité.

les_ig12En échange, Etienne Davodeau l’initie à la bande dessinée, en lui prêtant des albums, en l’emmenant dans les locaux de l’imprimerie, dans des salons etc.

Chacun apprend de l’autre dans un échange respectueux et attentif. Et il n’y a pas qu’eux qui apprennent, pour le lecteur c’est aussi la découverte approfondie des rouages du monde de l’édition et plus particulièrement dans le domaine de la bande dessinée, ainsi qu’une immersion totale dans l’univers vinicole.

J’ai beaucoup aimé la narration, qui suit le fil des saisons. On commence par la taille de la vigne pour terminer par la mise en bouteille.

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Les personnages sont attachants. Sous ses airs bourrus, Patrick Leroy cache une sensibilité et une curiosité intellectuelle qui valorisent l’image que d’aucuns pourraient avoir d’un homme de la terre (son cursus est particulier cela dit, il a d’abord travaillé dans le secteur bancaire avant de s’engager dans une reconversion totale). Il est aussi très drôle, je suis très fan de ses mimiques lorsqu’il regarde une carte des vins dans un restaurant pour finalement lâcher « je vais prendre de l’eau » 😆

Les dessins en noir et blanc (enfin grisés, je ne connais pas le terme exact) m’ont beaucoup plu. On avance dans cet album épais sans voir le temps passer. C’est divertissant, instructif, humain, et on lit en sentant un goût de vin sur le bout de la langue fort plaisant.

Grand coup de coeur !

Futuropolis, 2011, ISBN 978-2-7548-0382-3, 270 pages, 24,50 €

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33 réflexions au sujet de « « Les ignorants », d’Etienne Davodeau »

  1. Coup de coeur ici aussi et ravie de l’avoir dans ma bibliothèque et d’y piger des titres pour mon challenge « Les innocents »
    Par contre, je voulais me jeter dans « Le chien qui louche », j’espère ne pas être autant déçue que toi.

  2. J’aime le travail de Davodeau et j’avais été particulièrement séduite par « les ignorants ». C’est un ouvrage très peaufiné, une histoire empreinte de respect et de complicité. Inoubliable!

  3. Ça fait quelques temps que je n’étais pas passé par ici, quel plaisir de voir que tu recommandes des livres que j’apprécie particulièrement ! J’ai vraiment apprécié les « Ignorants », clairement l’une de mes meilleures lectures BD de 2013.

    Pourquoi n’avait-tu pas aimé le Chien qui louche ? J’hésitais à me le procurer, le résumé avait assez intéressant …

    1. Contente de te voir par ici Andy 🙂

      Je n’avais pas aimé Le chien qui louche à cause de l’intrigue, que j’ai trouvée vraiment sans aucun intérêt….

A vous les micros !

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