« Le dîner », de Herman Koch

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Un logo signé Céline !
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Roman lu en LC avec Anne !

Voici un livre que j’ai acheté « par défaut », quand j’ai dû faire mon achat du mois à l’époque où j’étais encore inscrite chez France Loisirs. Je n’avais pas envie de sortir 20€, j’ai donc lorgné sur la collection poche Piment. Pas grand chose ne m’attire généralement mais il y a toujours un ou deux romans qui sortent un peu du lot. J’ai donc jeté mon dévolu sur Le dîner, dont je n’avais à l’époque encore jamais entendu parler.

Mini biographieHerman Koch est né en 1953. Très connu aux Pays-Bas pour ses émissions de télé satiristes et pour ses chroniques dans la presse écrite, il est également un auteur renommé avec ses romans, tous marqués d’une ironie grinçante. La consécration lui vient avec Le Dîner, finaliste du prix littéraire PACA (remis en 2013), élu livre de l’année aux Pays-Bas, où il a connu un succès phénoménal avec près de 600 000 exemplaires vendus. Traduit en une quinzaine de langues, actuellement best-seller aux États-Unis, où il figure sur les listes de meilleures ventes, Villa avec piscine est son deuxième roman traduit en France.

Quatrième de couverture : Deux frères se donnent rendez-vous avec leurs épouses dans un restaurant branché d’Amsterdam. Hors-d’oeuvre : le maître d’hôtel s’affaire. Plat principal : on parle de tout, des films à l’affiche, des vacances en Dordogne. Dessert : on évite soigneusement le véritable enjeu du dîner, les enfants. Car leurs fils respectifs ont commis un acte d’une violence inouïe. Un café, un digestif, l’addition. Reste la question : jusqu’où irions-nous pour préserver nos enfants ?

Mon avis : très bonne pioche !

L’histoire est raconté du point de vue de Paul. Sa femme Claire et lui ont rendez-vous avec Serge, le frère de Paul, et sa femme Babette. On ne peut pas dire que Serge et Paul ne s’entendent pas, mais ils ont évolué vers des personnages totalement opposés. Paul était professeur et ne travaille plus depuis plusieurs années (mis en indisponibilité), alors que Serge est en passe de devenir Premier ministre des Pays-Bas. C’est simple, ils ont obtenu une table dans ce restaurant huppé sans avoir réservé des mois à l’avance grâce à Serge, et lorsqu’il rentre dans le restaurant, tous les regards se tournent vers lui.

Dès le départ, on sent que la soirée va être animée. Paul n’a clairement pas envie d’être là, et Babette arrive les yeux rougis. Dès lors, tout va aller de mal en pis.

La raison ? Leurs enfants respectifs ont commis un acte terrible. Nous l’apprenons au cours du dîner via les pensées de Paul. Qui repense à ce qu’il a découvert, comment il l’a découvert. Il se pose des questions : qui est au courant ? Dans quelle mesure les autres sont-ils au courant ?

Nous n’apprenons les implications de chacun que tardivement, car personne n’ose mettre les pieds dans le plat. Et c’est ce traitement de l’histoire qui est particulièrement intéressant. Car le lecteur lui-même n’apprend le but de cette soirée que très progressivement, en tâtonnant même. J’ai adoré le rythme et la construction de l’intrigue.

Au coeur de ce roman : la question de la famille. Sur quoi peut-on fermer les yeux pour protéger son enfant ? Que peut-on cacher à son conjoint pour le bien-être de la famille ? A mesure que certaines révélations apparaissaient, les impressions que nous avons sur les personnages changent. En grattant la surface on se rend compte que les apparences sont trompeuses….

Je recommande ce roman sans réserve. Il est très agréable à lire, habilement construit, il y a du suspense… Un dîner que vous savourerez, garanti !

Je vous invite à lire l’avis d’Anne ! Très pertinent…

Piment, 2012, ISBN 978-2-298-05304-3, 343 pages, 7,70€

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19 réflexions au sujet de « « Le dîner », de Herman Koch »

  1. Ping: Le dîner |
  2. Il est diabolique, ce roman, ce père, ces adultes font aussi froid dans le dos que leurs enfants !! Effectivement, on n’a pas envie de le lâcher mais on en ressort sonné… en tout cas, je le suis ! Je viens seulement de publier mon billet…

    1. C’est vrai qu’il n’y en a pas un pour rattraper l’autre, mais au final c’est le personnage qui semble le plus puant qui m’attire le plus de sympathie. Bien joué de la part de l’auteur, tout cela est parfaitement maîtrisé !

A vous les micros !

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