« Une relation dangereuse », de Douglas Kennedy

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Le seul livre que j’avais lu de Douglas Kennedy, c’était Cul-de-sac. Mon sentiment au sortir de cette lecture ? Bof. Assez angoissant mais une écriture très plate. Je n’avais pas spécialement envie de relire cet auteur.

Mais j’ai assisté à une rencontre dans ma librairie, et ce monsieur est tout de même intéressant à écouter. Cela m’a rendue curieuse. Ma belle-mère étant une grande fan de cet auteur, mon homme ayant lu les romans de sa mère, il m’a conseillé La poursuite du bonheur et Une relation dangereuse. J’ai jeté mon dévolu sur ce dernier.

Présentation de mon homme : c’est un homme et une femme qui se rencontrent. Ça commence très très bien. Et puis ça se passe très très mal.

Mon avis : bonne surprise.

Inutile de vous dire que c’est le « très très mal » qui m’a convaincue, parce que les romans dans lesquels tout se passe bien, ce n’est pas ma tasse de thé.

Donc voilà, Sally rencontre Harry Tony en Somalie pour un reportage, c’est presque le coup de foudre. Ils sont tous les deux journalistes, tous les deux reporters aux quatre coins du monde, tous les deux pas faits du tout pour une vie de couple stable. Mais parfois, les choses changent.

Ils s’aiment, elle tombe enceinte (pas exprès). Tony se voit confier un poste à Londres, et c’est le début d’une vie pépère dans la banlieue londonienne. Sauf que… les choses vont prendre un cours tout à fait inattendu. Sally voit bien que Tony a du mal avec son rôle de papa, qu’il ne pense qu’à écrire son roman, qu’elle-même vit une dépression post-natale difficile… Mais ce qu’il va se produire par la suite, c’est tout simplement dingue.

Je ne vous le cache pas, j’ai trouvé que le roman mettait beaucoup de temps à se mettre en route. Autrement dit, à passer au « très très mal ». Il y a une longue mise en place de la situation, du contexte etc, qui d’un point de vue objectif sont nécessaires à l’intrigue (même si on aurait facilement pu se passer de nombreuses pages sur la relation de Sally avec son fils).

Mais une fois que ça se passait très très mal, j’ai dévoré le roman. Douglas Kennedy ne fait pas dans la demi-mesure, et les péripéties rencontrées durant cette phase du roman m’ont ravie. C’est mon côté sadique.

En conclusion, je conseille ce roman. Le style n’est pas formidable, le début est un peu longuet, mais pendant la deuxième partie du roman j’avais les nerfs en pelote tant j’étais prise par l’histoire de Sally. J’ai passé un bon moment avec ce roman, et c’est tout ce que je lui demandais 🙂

Pocket, 2009, 978-2-266-14585-5, 532 pages

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22 réflexions au sujet de « « Une relation dangereuse », de Douglas Kennedy »

  1. Je l’ai beaucoup lu à une époque, c’est un peu sa marque de fabrique le tout va bien puis rupture totale, dérapage et le roman vire au cauchemar…. Le plus beau de lui (pour moi) reste La poursuite du bonheur…

      1. Il se démarque vraiment des autres, l’histoire d’amour est magnifique et l’époque bien choisie, tu vas adorer ! 🙂 En revanche, je te déconseille « La femme du Vème » ! J’avais aimé aussi « L’homme qui voulait vivre sa vie » mais sans plus, je pense que j’arrivais à saturation ! j’en ai encore 2 ou 3 dans ma PAL dont celui que tu viens de chroniquer, je m’y repencherai plus tard ! ^_^

        1. Je prends note de tes conseils. De toutes façons je pense qu’après « La poursuite du bonheur » je n’en lirai pas d’autres, ce que j’aurai lu m’aura suffi 😉

    1. A moins de vraiment adorer La poursuite du bonheur je pense que j’en resterai là avec Kennedy. Mais sait-on jamais, je note Quitter le monde dans un coin…

  2. Je suis d’accord avec Asphodele, son meilleur est la poursuite du bonheur. Et oui le tout va bien puis tout va mal, comme Asphodele le dit, c’est sa marque de fabrique! Enfin pour moi, une relation dangereuse est dans mon top 3 de D. Kennedy. Je me souviens pas specialement de l’ecriture (je crois que c’etait mon premier de lui d’ailleurs) mais le fait que j’avais ete completement entrainee par l’histoire m’a fait me le mettre dans mon top 3 et puis l’histoire en elle meme qui m’avait plus touchee que d’autres de lui.

  3. Hello,

    J’avais fortement apprécié « cul de sac » (parfois édité sous le nom de « piège nuptial »).

    Si la seconde partie met les nerfs en pelote, c’est juste ce qu’il me faut ! 😀 Bon, je note.

    1. Et je crois bien que c’est sous le nom de « Piège nuptial » que je l’ai lu, je ne sais plus, je l’avais emprunté à la biblio. En tout cas je confirme, la deuxième partie met vraiment les nerfs en pelote, mes ongles en ont souffert ^^

A vous les micros !

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