« La vengeance volée », d’Irène Chauvy

 

51BAIgDezSL._En mars 1863, un crime vient bouleverser le quotidien de la cousine de Napoléon III. Une domestique a été égorgée dans ses appartements, puis énucléée. L’affaire est confiée au jeune Hadrien Allonfleur, capitaine de l’escadron des cent-gardes, secondé par Amboise Martefon, inspecteur à la retraite qui n’a jamais réussi à décrocher.

Peu de temps après, on apprend qu’un autre domestique a été assassiné de la même façon, cette fois au palais des Tuileries. Quel lien les deux victimes avaient-elles ? Pourquoi les a-t-on assassinées ? Cette affaire est l’objet de ce roman, sur fond de Second Empire.

Le premier tiers de l’histoire est confus, assez brouillon. Le lecteur a le sentiment de prendre un train en marche : Allonfleur et Martefon ont déjà travaillé ensemble, les amis de l’enquêteur ne sont pas présentés (nous ne savons pas comment ils se sont rencontrés, ni le degré de leur amitié), et à plusieurs reprises j’ai levé le nez du roman pour vérifier qu’il s’agissait bien d’un premier tome, tant les références à des épisodes antérieurs étaient présentes.

Cependant, après ces premières dizaines de pages d’adaptation, le récit devient plus intéressant. Des pistes apparaissent, des révélations surgissent, et ce qui constitue la trame policière prend de l’épaisseur. De plus, l’intrigue est complexe et bien menée : il y a du suspense et des retournements de situations, ce que les amateurs de romans policiers recherchent avant toute chose.

Mais le roman pèche par la forme. On ne s’attache pas assez aux personnage, on ne visualise pas assez bien les lieux ; le tout manque de densité. Il semble que l’auteure possède un réel talent pour construire son intrigue, mais que son écriture manque encore de texture.

Quant au contexte, on perçoit bien que cela se passe au Second Empire grâce aux références historiques, mais les détails de la vie à cette époque ne sont pas assez exploités pour que le lecteur soit véritablement plongé dans cette atmosphère.

Pour autant, on ne peut pas dire que ce soit un mauvais roman, car l’intrigue est vraiment bien construite. Mais il manque encore l’attachement qu’on éprouve généralement pour un personnage dès le premier volet d’une des séries Grands Détectives chez 10/18. En espérant que cela viendra avec la suite des aventures d’Hadrien Allonfleur…

Chronique rédigée pour Les Chroniques de l’Imaginaire

10/18, 2013, ISBN 978-2-264-06039-6, 263 pages, 7,50€

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12 réflexions au sujet de « « La vengeance volée », d’Irène Chauvy »

    1. Je l’espère ! Le grand défaut de ce roman est qu’on ne nous présente pas assez les personnages, on commence à les connaître qu’on est déjà arrivé à la fin du roman. Pour le deuxième tome je serais déjà familiarisée avec eux, j’espère que je rentrerai plus vite dans l’histoire, et qu’il y aura plus de détails sur le Second Empire, car c’est une période que je ne connais pas du tout et malheureusement, je n’ai rien appris !

A vous les micros !

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