« Ouessantines », de Patrick Weber, Nicoby et Kness

OUESSANTINES T01[VO].indd.pdfSoizic en a assez de sa vie sur le continent, elle a des envies de changement. Alors pourquoi pas ouvrir des chambres d’hôtes sur l’île d’Ouessant ? Elle embarque seule et emménage dans cette île, redécorant une vieille maison pour accueillir de futurs clients.

Elle s’attendait à devoir se faire sa place petit à petit parmi les habitants, mais pas à ce que ce soit aussi difficile. Tout le monde l’évite, personne ne lui parle… Personne à part Marie, une dame âgée qui vient lui rendre visite et lui demande de ne pas s’en faire, les gens se feront à sa présence. Mais certains prennent sa maison d’hôtes pour une maison de passe… Et cela ne s’arrange pas quand un couple d’homosexuelles sympas comme tout viennent loger chez Soizic et se promènent sur l’île main dans la main !

20130519123353Un matin, après qu’elle est passée chez Soizic la veille au soir, Marie est retrouvée pendue. Elle a modifié son testament afin que ce soit la nouvelle venue qui fasse le tri dans ses affaires, ce qui exaspère les vieilles amies de Marie. Soizic s’emploie à la tâche, persuadée que Marie l’a choisie pour qu’elle découvre son secret.

Dès lors, l’objet de cette histoire sera de découvrir ce que Marie cachait, tout en abordant des thèmes chers à l’île d’Ouessant : le rôle des femmes, épouses de marins, qui assuraient l’organisation sur l’île, ainsi que la place des âmes disparues en mer. Ces trois aspects sont brillamment abordés et s’entremêlent avec fluidité, sans lourdeurs.

Le découpage en gros chapitres est appréciable, cela structure bien le récit. Les dessins deNicoby sont reconnaissables : les traits des visages sont grossiers, les décors relativement peu détaillés. Le strict nécessaire ! Et cela cadre plutôt bien avec cette histoire, dont les détails importants résident dans les phylactères plutôt que dans les vignettes. Ceci dit quelques planches plus élaborées sur l’île d’Ouessant n’auraient pas été de trop. Car c’est aussi de l’île que cette BD parle, et au final on ne s’en fait une idée que très approximative.

A la fin de l’ouvrage, on trouve une série d’explications sur les particularités de l’île, du point de vue architectural, culturel, historique… Elles complètent bien ce que nous apprenons déjà avec l’histoire de Soizic.

Même si j’aurais préféré voir un peu plus de paysages, c’est une lecture que j’ai beaucoup appréciée. Le personnage de Soizic est attachant, on prend plaisir à la suivre. Et l’histoire est très prenante. Une découverte très sympa !

Chronique réalisée pour Les Chroniques de l’Imaginaire

Vents d’Ouest, 2013, ISBN 978-2-7493-0660-5, 128 pages, 18,25€

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21 réflexions au sujet de « « Ouessantines », de Patrick Weber, Nicoby et Kness »

  1. Chère Natiora, j’ai découvert votre blog il y a quelques jours et depuis je me promène à l’intérieur par-ci, par-là suivant l’humeur mais je sais pas si je vais continuer à vous lire car vous avez le don de donner l’Envie! La preuve : cette dernière chronique. Merci.
    P.S : Bien sûr, vous l’aurez compris, je continue de vous lire

    1. C’est vrai que l’ambiance est sympa, c’est à la fois inquiétant à cause des secrets mais aussi apaisant parce que l’île semble vraiment désolée.

  2. J’ai vu chez Syl qu’il s’agissait d’un livre voyageur. Si tu n’y vois pas d’inconvénient j’aimerais beaucoup le recevoir car j’ai besoin de ma dose de Bretagne! 😉 Je suis certaine que ce roman graphique saura me plaire.
    N’hésites pas à revenir vers moi.

A vous les micros !

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