« Testament d’une race », de Stanislas Kowalski

product_thumbnailRésumé : Kuntara est désormais un vieil homme. Il relate la destruction de son peuple dans une guerre qu’il n’a pas vue venir. Il raconte ses projets et les espoirs perdus de sa jeunesse. Il raconte ses choix d’homme mûr et les combats qu’il a dû mener pour sa patrie, ses compagnons et sa famille. Il raconte son héroïsme, auquel il ne croit plus lui-même. Bravoure, vulgarité, altruisme et cruauté se mêlent et interrogent son désir d’être civilisé.

Mon avis : mitigé

J’étais attirée par le résumé du roman. J’aime assez les romans rétrospectifs, où le narrateur revient sur une vie riche et mouvementée. Le souci est qu’ici, l’histoire ne m’a pas emballée.

Au départ il s’agit pour Kuntara de retracer succinctement d’où il vient. Nous avons des mentions de lieux inconnus, d’ethnies, de coutumes. Mais cela est traité en surface, et n’a pas su accaparer mon attention. Je suis une lectrice qui a besoin d’être guidée, qu’on lui expose la couleur des peaux, des cheveux, qu’on lui décrive les lieux, avec des formes, des couleurs… Et cela m’a manqué, je n’arrivais pas à me représenter ce dont le narrateur parlait. Puis il est question de guerres pendant une dizaine de pages, sans qu’il ne se passe quoi que ce soit de palpitant. Cela reste factuel, manque de relief, de profondeur, d’émotions.

En revanche, la deuxième moitié du roman m’a davantage plu. Il s’agit pour Kuntara de retrouver sa femme et sa fille, et pour cela il devra se montrer brave et rusé. Il y a de l’action, des personnages mieux caractérisés que dans la première partie, et là j’ai su entrer dans le texte. Je n’irais pas jusqu’à dire que cela m’a passionnée mais cette progression était déjà plus intéressante.

Si l’histoire ne m’a que peu intéressée, j’ai beaucoup aimé l’écriture de Stanislas Kowalski. C’est fluide, le langage est enlevé et une musique propre se dégage de son texte. Hormis quelques jurons qui dénotaient et dont on aurait pu se passer, le roman forme un ensemble agréable à lire pour le style. Et à noter : quasiment aucune coquille ! C’est tellement rare dans l’auto-édition, cela mérite d’être souligné 😉

Remerciements : merci à Stanislas Kowalski pour l’envoi de ce roman.

Lulu.com, 2012, ISBN 978-1-291-02947-5, 173 pages, 14,50 €

 

Publicités

10 réflexions au sujet de « « Testament d’une race », de Stanislas Kowalski »

  1. J’ai beaucoup de mal avec l’auto-édition. A tort sans doute car il doit parfois y avoir de belles pépites mais je bloque, c’est plus fort que moi.

    1. Ce n’est pas encore assez abouti à mon sens, le récit manque d’épaisseur, même si c’est très bien écrit. C’est du côté de l’histoire que ça pèche.

  2. Sentiment en demi-teinte aussi (je l’ai lu il y a pas mal de temps), mais j’aurais quand même envie de voir autre chose de cet auteur.

    1. Du point de vue du style ça m’a plu, je pense que si l’auteur prend le temps d’arriver à quelque chose de plus consistant, plus abouti, ça peut vraiment être pas mal.

  3. Mon avis est très similaire. Il y a définitivement quelque chose au niveau du style mais l’intrigue n’est, à mon avis, pas suffisamment aboutie. Je pense toutefois garder un oeil sur l’auteur…

A vous les micros !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s