« Delirium Tremens », de Ken Bruen

9782070320912J’ai découvert Ken Bruen lorsque j’ai reçu en service de presse le cinquième volet des enquêtes de son détective, Jack Taylor. Je suis complètement tombée sous le charme de cet anti-héros et me suis empressée d’acheter les quatre tomes précédents.

Ma copine Dawn a eu la bonne idée de proposer la lecture commune de Delirium Tremens, le premier volet, dans le cadre de son challenge irlandais.

Résumé : Il n’y a pas de détectives privés en Irlande. Les habitants ne le supporteraient pas. Le concept frôle de trop près l’image haïe du mouchard. Jack Taylor le sait. Viré pour avoir écrasé sciemment son poing sur le visage d’un ministre, cet ancien flic a gardé sa veste de fonction et s’est installé dans un pub de Galway. Son bureau donne sur le comptoir. Il est chez lui, règle des broutilles, sirote des cafés noyés au brandy et les oublie à l’aide de Guinness. Il est fragile et dangereux. Une mère qui ne croit pas au suicide de sa fille de seize ans le supplie d’enquêter. «On l’a noyée» sont les mots qu’elle a entendus au téléphone, prononcés par un homme qui savait. De quoi ne plus dormir. Surtout si d’autres gamines ont subi le même sort. Surtout si la police classe tous les dossiers un par un…

Mon avis : j’adore !

Ah, Jack Taylor… alcoolique, taciturne, cynique… tout ce que j’aime ! Les romans de Ken Bruen nous entraînent au milieu de personnages abîmés, à l’image de son héros. Des hommes de Galway, dans l’Irlande celte, qui évoluent dans des  rues grises, des atmosphères enfûmées, des bars qui fleurent bon le whiskey et la guinness. Ce sont des ambiances que j’aime, car elles sont authentiques et chaleureuses.

Comme pour le cinquième tome, l’intrigue policière n’est qu’un prétexte. Ce qui importe ce sont les états d’âme de Jack, qui pense à son père, l’homme qui lui a donné le goût de la lecture. Car lire c’est un sésame pour la liberté ! Et sa mère, qui ne lui a jamais donné l’affection qu’il aurait aimé recevoir. Il y a ses réflexions sur le clergé, sur la musique… Du cynisme desprogien en permanence, de quoi faire de chaque page un régal. L’humour est grinçant, mordant, terriblement efficace.

Cela se lit très vite car les chapitres sont courts, entrecoupés de citations plus ou moins pertinentes, mais qui illustrent bien l’esprit du roman. Comme je le disais, l’intrigue policière n’est pas palpitante, mais elle sert à dénoncer certaines pratiques douteuses au sein de la police irlandaise, celle des gardas.

Curieusement, alors que ce roman est tout sauf optimiste, je ris beaucoup et j’ai une grande tendresse pour mon anti-héros préféré. Il a un bouton auto-destruction en lui sur lequel il ne peut s’empêcher d’appuyer, même quand la vie commence à lui sourire. Dans la vie, j’ai vraiment du mal avec ce type de personne. Mais en littérature, ce sont celles qui me font le plus vibrer.

J’espère sincèrement que vous vous laisserez tenter !

Les avis de Dawn et Cesnat.

critiquesabc20131

77158541_plogo-11

Publicités

15 réflexions au sujet de « « Delirium Tremens », de Ken Bruen »

    1. Mmmhhh, je ne sais plus quel âge il a, une petite cinquantaine je dirais…
      Je suis contente que tu notes, j’aime tellement ce personnage que j’aimerais qu’un maximum de personnes aient envie de faire sa connaissance ^^

  1. Morgouille en avait parlé il y a quelques mois, je sais que je l’ai noté, il va falloir que je succombe à Jack Taylor ! Comme toi j’assume ce paradoxe qui me fait fuir les bad boys dans la vie mais je les adore dans les livres !!! 😆

A vous les micros !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s