« Versailles T1 – Le crépuscule du Roy », d’Eric Adam, Didier Convard, Eric Liberge et Jean-Jacques Chagnaud

Je crois que cela fait deux mercredis que je sèche le rdv BD de la semaine. Je m’en excuse auprès de Mango et des autres participants, mais comptez sur moi pour redresser la barre 😉 C’est juste que parfois c’est difficile de concilier vie perso et vie bloguesque ^^

L’histoire se passe dans un futur très lointain, qui a pourtant les caractéristiques de l’époque de la cour du roi Soleil, le Versailles du dix-huitième siècle : un roi, une cour, des vêtements d’époque… La différence étant qu’il s’agit d’une monarchie hautement maîtrisée. Personne n’a le droit de sortir de l’enceinte du parc du château. Les morts et naissances sont contrôlées, et plus étonnant, le personnel du château est en fait composé d’androïdes.

Nicolas de Barberon, un habitant du château, se pose des questions. Quel est le sens de cette vie ? Qu’y a-t-il de l’autre côté de l’enceinte du parc ? Profitant d’une occasion inopinée, il parvient à s’enfuir avec sa maîtresse Mahaut de Rosny. Mais le danger les guette.

En voyant la couverture représentant le symbole du roi soleil affublé d’appareils électroniques, on se doute du mélange étonnant qui nous attend, entre Renaissance et modernité. L’histoire de la cage dorée présentée en première partie, dans laquelle une société strictement régie évolue, est assez intéressante. C’est une vision originale et attrayante d’un monde futuriste qui s’appuie sur la nécessité de préserver une partie de l’espèce humaine pendant que le reste de l’humanité subit une décadence sans précédent. C’est à ce monde décadent que vont être confrontés Nicolas et Mahaut.

Et c’est à ce moment là que l’histoire devient nettement moins intéressante, le récit décousu. Après une longue explication d’un androïde reclus au milieu de la nature, on apprend pourquoi certaines personnes sont retenues à Versailles, et pourquoi d’autres sont devenues sauvages. Ces dernières parlent un mélange d’anglais et de français, qui pour ma part dessert le récit tant le résultat est ridicule. L’intrigue globale qui se dégage est paradoxalement floue et trop rapidement révélée, sans suspense. On sait déjà trop de choses à la fin de ce tome, qui pêche à maintenir l’intérêt du lecteur. Attendons de voir ce que la suite nous réserve.

Chronique réalisée pour Les Chroniques de l’Imaginaire

Glénat, 2012, ISBN 978-2-7234-8842-6, 48 pages, 13,90€

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11 réflexions au sujet de « « Versailles T1 – Le crépuscule du Roy », d’Eric Adam, Didier Convard, Eric Liberge et Jean-Jacques Chagnaud »

  1. Très jolie couverture. Pour avoir lu plusieurs avis plus que mitigés sur ce titre, je n’étais pas très tenté. Tu confirmes que je ne perdrais pas grand chose en passant mon chemin.

  2. Ah oui, c’est vraiment dommage! Comme Noukette, le pitch m’embarquait bien, de même que la couverture,le titre et même les dessins mais si l’histoire ne suit pas, je préfère passer!
    PS: je suis bien d’accord: il est parfois difficile de concilier ses deux vies, la réelle et la virtuelle. J’ai du retard dans tout ce que je fais en ce moment! :((

    1. Alors bon courage à toi pour essayer de concilier les deux, je cours après le temps sans jamais le rattraper, c’est pénible !! Vivement que les choses rentrent dans l’ordre…

A vous les micros !

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