« Vins Leçons de dégustation », d’Emmanuel Delmas

Ceux qui me connaissent savent que je suis une grande gourmande ! Mais je ne suis pas qu’une bouche à chocolat, j’aime aussi la bonne gastronomie. Comme tout le monde je pense, j’ai eu du mal à me faire au goût du vin. A table j’en prenais un peu aux repas en famille pour mettre un orteil de plus dans le monde des adultes, mais je m’en passais facilement. Aujourd’hui je ne conçois pas un bon repas sans une bouteille de vin pour l’accompagner. Je vous rassure, je ne fais pas de bons repas tous les soirs 😉 (même pas toutes les semaines, snif).Mais choisir un vin en fonction des aliments est un plaisir, pour peu qu’on maîtrise un tant soit peu le sujet.

Même si je me débrouille mieux qu’il y a quelques années j’ai encore beaucoup à apprendre, et quand j’ai vu que cet ouvrage était proposé pour le Masse critique de Babelio je n’ai pas hésité bien longtemps.

Emmanuel Delmas a été sommelier pendant de nombreuses années, et s’est désormais tourné vers la formation, pour enseigner et transmettre sa passion pour l’oenologie. C’est d’ailleurs ce qui ressort de cet ouvrage. Je ne peux pas dire que c’est écrit comme un roman dans la forme, mais du point de vue des émotions il y a un peu de cela. Lorsque l’auteur décrit les vignes, le travail du viticulteur, l’importance des climats et des terroirs, on sent la terre vibrer, la chaleur du soleil sur les grains de raisins, ou au contraire le froid qui empêche le raisin de mûrir trop vite. Et on voit le viticulteur attaché à valoriser son vin, à l’écoute de ses vignes.

Pour apprécier un vin, il faut savoir utiliser trois sens : la vue, l’odorat, et le goût. J’ai appris énormément de choses, sur la vue notamment. Avez-vous remarqué comme les connaisseurs penchent leur verre, ou le font tournoyer ? Eh bien maintenant je sais pourquoi. On penche le verre pour regarder le disque du vin, et ainsi cibler son âge. On le fait tournoyer pour voir si ses larmes sont fines ou lourdes, ce qui donne des indices sur l’acidité du vin, sur sa densité. Observer la robe d’un vin donne des indications sur sa provenance. On apprend aussi que pour goûter un vin il ne faut pas faire des gargarismes comme on le voit parfois, mais il faut mâcher le vin, pour en faire ressortir toutes les saveurs.

A la suite de ces explications passionnantes sur l’art d’apprécier un vin viennent les descriptions de grands vins, divisés en vins du nord et vins du sud. Vous saurez donc tout sur les vins d’Alsace, le Chinon, le Pouilly-fumé ou encore le Bandol. Avec chaque fois une description du climat, du sol, les cépages, et une présentation si précise qu’on peut presque sentir le goût du vin sur sa langue.

Si je devais faire une critique sur cet ouvrage, c’est qu’il se concentre à 95% sur les vins français. Je sais que le vin français est une institution, une de nos fiertés, mais j’aurais aimé en savoir plus sur les vins étrangers. J’aime beaucoup les vins rouges chiliens par exemple, et ça m’aurait plu d’avoir quelques explications. Mais c’est juste pour être tatillonne 😉

Je vous invite aussi à visiter le blog d’Emmanuel Delmas, régulièrement alimenté, et dans lequel vous trouverez justement des informations sur les vins du monde, ou encore sur les accords mets/vins.

Remerciements : Merci beaucoup aux Editions de La Martinière et à Babelio pour ce partenariat !

Editions de La Martinières, août 2012, ISBN 978-2-7324-4639-4, 183 pages, 15,90 €

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9 réflexions au sujet de « « Vins Leçons de dégustation », d’Emmanuel Delmas »

  1. Sans doute passionnant! J’aime bien ces livres qui parlent du monde du vin… que je déguste volontiers, aussi, un verre à la main. Dans le genre qui marie roman et étude de la production viticole, j’ai bien aimé, aussi, « La bataille du vin et de l’amour » d’Alice Feiring. C’est sans doute très différent…

    1. Ce sera très différent, car même si cet ouvrage est très bien écrit et n’emploie pas un ton doctoral, cela reste un ouvrage de « vie pratique ». Ceci dit je vais noter le roman dont tu parles.

  2. Ce que j’adore avec les vins, c’est les descriptions des connaisseurs : tous ces adjectifs plus savoureux les uns que les autres pour les qualifier me font rêver. C’est ballot mais quand on reçoit les catalogues des foires au vin, je prends toujours quelques minutes pour lire avec délice les descriptif, même si au final je ne retrouve jamais ces sensations lorsque j’ai le vin en bouche.

    1. Cet ouvrage est aussi truffé de ce type d’adjectifs, tu t’en doutes ^^ J’ai appris le mot « confituré », mais j’ai du mal à me figurer ce que ça donne. Il va falloir que je teste, il n’y a que comme ça que je saurai ^^

  3. Et une idée-cadeau dans ma liste grâce à toi ! Mon grand-père est grand amateur de vins (français justement ; il est un peu patriote aussi, à sa façon), donc je pense que ça devrait l’intéresser.

A vous les micros !

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