« Thérèse Desqueyroux », de François Mauriac

A l’occasion de la sortie du film de Claude Miller, Adalana a proposé la lecture commune de Thérèse Desqueyroux, le roman de François Mauriac désormais devenu un classique. J’ai longtemps eu l’habitude de noter dans mes livres la date de lecture, et je sais donc que j’ai lu ce roman le 3 mars 2002. Comme je le disais à Adalana, je ne me souvenais pas du tout de l’histoire, mais je me souvenais que j’avais aimé. Comme quoi avec le temps, on change.

Résumé : Pour éviter le scandale et protéger les intérêts de leur fille, Bernard Desqueyroux, que sa femme Thérèse a tenté d’empoisonner, dépose de telle sorte qu’elle bénéficie d’un non-lieu. Enfermée dans sa chambre, Thérèse tombe dans une prostration si complète que son mari, effrayé, ne sait plus quelle décision prendre. Doit-il lui rendre sa liberté ?

Mon avis : insensible.

Pour resituer un peu mieux l’histoire, Thérèse vient de bénéficier d’un non-lieu pour l’accusation de tentative d’assassinat de son mari Bernard. C’est grâce à lui qu’elle s’en sort, car il préfère encore la voir libre plutôt que tout le monde sache qu’il a failli être assassiné.

Alors qu’elle fait le trajet de retour jusqu’à leur domaine, elle se remémore les premiers temps de son mariage. Il apparaît que très vite elle a eu le sentiment de se fourvoyer. Elle rêvait de liberté, de Paris, d’accomplissement… Au lieu de ça elle s’est enfermée dans une vie réglée sur celle de son mari et de sa famille, à s’occuper du domaine et toutes ces choses qui l’ennuient.

Honnêtement je ne sais quoi dire sur ce roman. Quelque part je comprends un peu cette femme qui en arrive aux pires extrémités pour sortir de cette vie banale, mais je n’ai pas réussi à m’attacher à elle. Elle est froide, rigide, sans ambition. En tout cas elle m’est apparue comme telle. Le poids des convenances est très lourd, elle se doit d’assumer son rôle, je le conçois. Mais décider de sortir de sa cage en tuant son mari m’a semblé trop radical. Thérèse n’a pas su attirer ma sympathie. Tout juste de la pitié dans la seconde partie du roman, lorsque Bernard l’empêche de sortir de la maison.

Non, décidément, je n’ai pas accroché.

Les billets de : Adalana, Margotte. Vous remarquerez comme nos avis sont complètement différents !

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16 réflexions au sujet de « « Thérèse Desqueyroux », de François Mauriac »

    1. Si jamais tu veux t’essayer à Mauriac je te conseille volontiers « Le noeud de vipères », que j’ai relu il y a peu et qui m’a encore plu cette fois ci 😉

  1. Je l’ai lu l’an dernier et contrairement à toi j’avais beaucoup aimé notamment cette critique de la bourgeoisie et des convenances qui étouffent ceux qui ne veulent pas rentrer dans le moule. C’est un portrait de femme désespérée, désillusionnée qui m’a beaucoup touchée.

  2. ce livre va en effet retrouver un succès de librairie du fait du film
    MAruiac est un peu démodé et j’avoue ne pas trop crocher non plus sur ses romans
    je relireai peut-être celui-ci après avoir vu le film

    1. Je ne pense pas qu’il soit question de mode, c’est une question de sensibilité plutôt. Si tu lis les trois avis de cette lecture commune les ressentis sont très différents. Margotte a vraiment beaucoup aimé 🙂

A vous les micros !

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