« Quidam », de Thierry Luterbacher

Résumé : Calvin est né dans une famille heureuse et aimante. Durant son enfance, il appréciait les petites choses du quotidien : son père lisant Proust l’après-midi, le duvet près du chignon de sa mère. Il aimait aussi s’imaginer des rêves, construire des tipis symboles du cocon dans lequel il aimait se lover. Calvin voulait devenir rien quand il serait grand. Il n’avait pas d’ambition, si ce n’est vivre libre d’être lui-même. Dès petit il s’est retrouvé en Nuage, une camarade de classe qui n’aspirait à rien d’autre que courir et gagner contre la course, pas contre les autres. Vivre pour eux, sans s’émouvoir des aspirations ou des menaces des autres.

Mon avis : COUP DE COEUR !

Le récit que Thierry Luterbacher nous propose est incroyablement fort. Dès les premières pages il se dégage de Calvin une volonté inébranlable, une intelligence de la vie hors du commun. Calvin n’est pas bon élève, car apprendre sous la contrainte ne l’intéresse pas. Ce qui lui importe est d’être curieux de son propre chef, par plaisir, et non par crainte d’une punition. L’osmose qui le lie à Nuage est pure et sincère, c’est une relation fusionnelle qui se passe de mots.

Année après année les enfants grandissent, et leur désir de liberté n’est jamais assez assouvi. Ils n’écoutent qu’eux-mêmes avec leur ami Pierrot, troisième larron de la bande. Ce personnage dénote avec les deux autres et pourtant, tous trois agissent avec la même ligne de conduite : être libre.

Ce roman est une merveilleuse réussite. L’histoire est sublime, et les personnages sont très attachants, aussi bien la famille de Calvin que ses compagnons de route. L’écriture est magistrale, d’une qualité rare. De nombreuses phrases sont des bijoux de poésie, de vérité. Je n’ai pas annoté les passages qui me touchaient, car Quidam m’a touchée de la première phrase à la toute dernière. Merci aux éditions Bernard Campiche pour ce joyau que je vais garder précieusement.

Chronique réalisée pour Les Chroniques de l’Imaginaire.

♣ C’est le troisième ouvrage si je ne m’abuse que je lis des éditions Bernard Campiche et je suis charmée par leur production. Leurs auteurs écrivent vraiment très bien, l’objet livre est beau, le papier de qualité. C’est une belle découverte !

Bernard Campiche, 2006, ISBN 978-2-88241-173-1, 189 pages, 17 €

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10 réflexions au sujet de « « Quidam », de Thierry Luterbacher »

    1. Je suis toujours très réceptive lorsqu’il s’agit de personnages qui s’affranchissent des conventions, et qui ont une façon bien à eux de penser. Alors quand c’est si bien écrit…

A vous les micros !

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