« Le sceau du secret », de Charlotte Link

Résumé : Un groupe d’amis allemands a l’habitude de se retrouver chaque année pour les vacances en Angleterre, dans la maison que Patricia a héritée de son grand-père. Chaque couple a sa chambre, ses habitudes. La cohésion est forte, rien ne se fait sans que les autres soient mis au courant, et les activités se font la plupart du temps ensemble.

Jessica est la nouvelle femme d’Alexander. Elle a appris à connaître l’intransigeante Patricia et son mari Léon, avocat ; Evelyn, la dépressive, et son mari Tim, psychiatre. Jessica a beau savoir que ces couples se fréquentent depuis des années, elle sent bien que quelque chose ne tourne pas rond. Comme si tout le monde faisait semblant. Lorsqu’elle rentre d’une balade dans les environs, Jessica trouve Patricia égorgée dans la cour. Qui a bien pu la tuer ?

Mon avis : très bon roman !

Le début du roman s’ouvre sur cette scène, la découverte du cadavre. Puis Charlotte Link opère un flash-back sur le début des vacances, ce qui permet au lecteur de voir les relations que les uns entretiennent avec les autres. Et de ce fait d’essayer de se faire une idée sur l’identité de l’assassin. Les pistes sont brouillées par l’apparition de Philip Bowen, un Anglais persuadé d’être le fils naturel du grand-père de Patricia, et qui clame son droit à posséder la moitié de la propriété. Il y a aussi Ricarda, la fille d’Alexander, qui déteste sa belle-mère et fuit la maison toute la journée. Nous avons accès à son journal intime dans lequel elle ne cache pas qu’elle voudrait savoir toute la maisonnée à six pieds sous terre.

La psychologie a donc la part belle dans ce roman, puisque l’auteure explore toutes les facettes des protagonistes, avec quelques surprises à la clef. Le procédé peut sembler long parfois, ce n’est pas avant un bon tiers du roman qu’on reparle du meurtre. Certains détails de la vie des personnages semblent superflus et anodins. Pourtant, en refermant l’ouvrage, la cohérence du récit et le travail fourni par Charlotte Link sautent aux yeux. Certes il y a des longueurs, mais ces longueurs sont paradoxalement indispensables pour distiller un sentiment de malaise, et mettre en lumière les faux-semblants.

Au final cela donne un roman psychologique dense et brillamment orchestré, offrant de nombreux rebondissements, qui nous fait passer un très bon moment de lecture.

Chronique réalisée pour Les Chroniques de l’Imaginaire

J’ai Lu, juin 2012, ISBN 978-2-290-05552-6, 605 pages, 8,40 €

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4 réflexions au sujet de « « Le sceau du secret », de Charlotte Link »

    1. ah oui, euh… faut aimer l’allemand quoi ^^ Ceci dit moi j’aime bien, mais l’allemand est tellement mal enseigné que malgré 8 ans de cours j’ai gardé un niveau de sixième…

      1. j’ai vécu en Allemagne quand j’étais jeune et je parlais la langue couramment, mais j’ai un peu oublié et je la lis si lentement que je suis découragée d’avance…

A vous les micros !

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